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28/12/2015 13:57 EST | Actualisé 28/12/2016 00:12 EST

Mohamed Fahmy veut ravoir sa citoyenneté égyptienne

Un journaliste canadien qui a été relâché d'une prison en Égypte cet automne affirme qu'il a demandé aux autorités de ce pays de lui redonner sa citoyenneté à laquelle il avait renoncé dans l'espoir de regagner sa liberté.

Mohamed Fahmy dit que les autorités l'ont convaincu l'an dernier que s'il renonçait à sa citoyenneté égyptienne, cela aurait pour effet d'accélérer sa remise en liberté, tout en l'assurant qu'il pourrait la redemander à une date ultérieure.

M. Fahmy, qui habite désormais à Vancouver, affirme qu'il continue dans cette voie «par principe».

Il dit aussi qu'il projette de retourner en Égypte un jour et y faire des reportages, et croit qu'il ne devrait pas avoir à demander un visa pour cela.

M. Fahmy a été arrêté en 2013 avec deux de ses collègues de la chaîne d'information Al-Jazeera et accusé de crimes liés au terrorisme.

Il a été condamné à trois ans de prison lors d'un nouveau procès tenu cette année pour avoir diffusé ce qu'un tribunal a qualifié de «fausse nouvelle» et une couverture biaisée en faveur d'une organisation désormais interdite en Égypte, les Frères musulmans. Les trois hommes ont toujours clamé leur innocence.

Cette affaire a été condamnée de par le monde. Lui-même et son collègue égyptien Baher Mohammed ont reçu un pardon présidentiel en septembre. L'autre collègue, l'Australien Peter Greste, avait déjà été libéré.