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28/12/2015 06:22 EST | Actualisé 28/12/2016 00:12 EST

Matteo Renzi reçoit le futur Premier ministre libyen

Le chef du gouvernement italien Matteo Renzi a reçu lundi Fayez el-Sarraj, futur Premier ministre d'un gouvernement d'union nationale libyen qui doit se mettre en place mi-janvier au terme d'un fragile accord conclu sous l'égide de l'ONU.

Il s'agissait de la première visite en Europe de M. Sarraj, un homme d'affaires libyen, depuis la signature le 17 décembre à Skhirat (Maroc) d'un accord sur ce gouvernement, validé une semaine plus tard par une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU.

M. Renzi "a exprimé sa pleine confiance en la capacité des nouvelles autorités libyennes à faire face aux défis imminents qui les attendent, à commencer par la formation du gouvernement et la construction du cadre institutionnel sous le signe de l'inclusion et de la réconciliation nationale", a annoncé son bureau dans un communiqué.

"La nouvelle Libye pourra compter sur l'appui décisif de l'Italie, en coordination avec la communauté internationale" pour rétablir les services, relancer l'économie et assurer la sécurité, en luttant en particulier contre les groupes terroristes et les réseaux de passeurs.

"L'Italie est prête à répondre rapidement, et dans le cadre nécessaire de la légalité internationale, aux éventuelles demandes d'assistance de la Libye", a assuré le bureau de M. Renzi.

La rencontre a eu lieu à huis clos et la presse n'avait pas été informée de la venue de M. Sarraj.

L'accord de Skhirat, signé après des mois de tractations sous l'égide de l'ONU, prévoit la mise en place d'un gouvernement d'union nationale basé à Tripoli, mais les chefs des deux actuels Parlements rivaux de Tobrouk et Tripoli l'ont d'emblée rejeté.

La situation sécuritaire est pourtant désastreuse en Libye, ravagée, depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, par des combats entre milices rivales, dont l'organisation Etat islamique (EI) profite pour s'implanter.

Ancienne puissance coloniale, l'Italie veut pouvoir lutter contre les réseaux de passeurs et s'inquiète de la menace que l'EI fait peser sur ses intérêts économiques en Libye, en particulier les terminaux pétroliers. Elle s'est dit prête à prendre la tête d'une possible intervention militaire internationale.

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