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28/12/2015 10:12 EST | Actualisé 28/12/2015 10:12 EST

Une maison écologique qui génère des économies

ICI Radio-Canada / Maxime Corneau

Kate Alvo a réussi un tour de force : construire une résidence écologique en paille qui lui permet de consommer moins de 15 $ d'électricité par mois.

Avec son compte d'électricité à l'appui, elle montre que la consommation actuelle de sa résidence, construite sur un flanc de montagne à Portneuf, est d'environ 13 $ par mois. « Ils nous chargent 26 $ aux deux mois. Mais ça, c'est juste le coût de l'abonnement, même pas de l'électricité, parce qu'on n'en consomme pas », lance-t-elle en riant.

Des panneaux solaires produisent la majeure partie de l'électricité consommée par la résidence. À vrai dire, lors des journées ensoleillées, le système retourne de l'électricité dans le réseau d'Hydro-Québec, qui lui crédite ensuite sa consommation.

Les appareils électriques de la maison sont aussi sélectionnés pour maximiser l'électricité consommée. Kate a converti un congélateur à l'horizontale en réfrigérateur pour éviter les pertes d'énergie. « L'avantage, c'est que lorsqu'on l'ouvre, l'air froid descend et y reste où on veut. »

Le bâtiment est l'un des rares au Québec à être isolé avec des ballots de pailles.

« C'est très efficace », souligne la propriétaire, rappelant que les murs de paille ont une valeur d'isolation de R35, ce qui est supérieur aux normes actuelles.

« Le mur est vraiment monté avec des ballots de paille qu'on monte comme des briques. Ensuite, on met un pouce de crépi sur les deux côtés. Ça laisse quand même l'humidité traverser le mur, mais ça ne laisse pas l'air traverser. »

Un emplacement choisi avec soin

La maison est positionnée pour être de type solaire passive. L'été, les rayons du soleil ne peuvent pas pénétrer à l'intérieur, et l'hiver, avec l'angle du soleil, les rayons chauffent la maison.

Toilette compostable

Kate ne s'est pas seulement attaquée à sa consommation d'énergie, mais aussi au gaspillage d'eau potable. En utilisant une toilette compostable, elle dit sauver « plus de 30 % » de sa consommation d'eau.

Les déchets de sa toilette sont mélangés à de la sciure de bois puis compostés à l'extérieur de la résidence. Au bout d'un an, après avoir reçu un traitement thermique pour détruire les bactéries, le compost est utilisé pour fertiliser le jardin.

Kate Alvo est aujourd'hui consultante en écoconstruction. Elle offre ses services pour appuyer des constructeurs intéressés par ce type de bâtiment. Et si la construction écologique en fait rêver plusieurs, elle rappelle que le défi n'est pas à la portée de tous.

« C'est beaucoup plus d'énergie et de temps que tu penses », lance-t-elle pour prévenir les futurs constructeurs.

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