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28/12/2015 11:27 EST | Actualisé 28/12/2016 00:12 EST

Les inondations qui frappent l'Amérique du Sud font deux morts de plus au Paraguay

Les graves inondations qui frappent la zone située à la frontière du Brésil, de l'Argentine, du Paraguay et de l'Uruguay ont fait deux morts de plus lundi au Paraguay et des dizaines de milliers de personnes restaient évacuées, ont annoncé lundi les autorités.

Au Paraguay, deux employés de l'entreprise publique d'électricité ont péri électrocutés en deux endroits différents au cours d'interventions en vue de rétablir le courant, a expliqué la police. Le bilan s'élève désormais à six morts au Paraguay et à douze au total dans les quatre pays (Paraguay, Argentine, Brésil et Uruguay) frappés par les pires inondations des dernières décennies.

Le Paraguay, qui a totalisé à lui seul 140.000 des 160.000 personnes évacuées la semaine dernière dans la région, était toujours le pays où la situation était la plus critique.

Les violentes intempéries provoquées par le phénomène météorologique El Niño pendant la semaine de Noël ont également touché l'Argentine où la décrue du fleuve Uruguay a commencé.

"La situation est désormais stabilisée. Il y a encore 20.000 personnes évacuées", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Rogelio Frigerio. La plupart des sinistrés se trouvaient dans la ville argentine de Concordia (est).

"L'augmentation des précipitations et la perte significative de couverture forestière en Argentine, au Brésil et au Paraguay, qui figurent parmi les dix pays les plus touchés par la déforestation, n'ont pas permis une absorption naturelle de l'eau", a expliqué lundi l'ONG Greenpeace dans un communiqué.

En Argentine, selon le ministère de l'Environnement, entre 2007 et 2014 plus de deux millions d'hectares de forêts ont été anéantis.

Dans le nord de l'Uruguay, plus de 16.000 personnes ont été évacuées à cause des crues, les pires depuis 1959, selon le Service national d'urgence (Sinae).

L'actuel épisode climatique El Niño - un courant équatorial chaud du Pacifique - est l'un des plus puissants à avoir été observés depuis 1950, avait annoncé l'ONU en novembre.

Ce phénomène pourrait durer jusqu'au premier trimestre de 2016, a-t-elle averti.

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