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26/12/2015 04:50 EST | Actualisé 26/12/2016 00:12 EST

Violents affrontements à Ramadi entre forces irakiennes et jihadistes

De violents affrontements ont opposé samedi les forces irakiennes à des jihadistes du groupe Etat islamique (EI) autour de l'ancien siège du gouvernement provincial à Ramadi, chef-lieu de la province majoritairement sunnite d'Al-Anbar, selon des officiers et des responsables locaux.

Après une offensive majeure qui avait permis aux militaires irakiens d'entrer dans la ville mardi, faisant espérer une reconquête rapide de cette place forte perdue en mai, leur avancée a été ralentie par les engins explosifs, les snipers et les attaques suicide jihadistes.

Les troupes irakiennes butent à un carrefour stratégique dans le quartier de Hoz, proche de l'ancien siège gouvernemental, dont le contrôle est capital pour la reprise totale de Ramadi, encore partiellement contrôlée par les jihadistes.

"Les forces d'élite du contre-terrorisme (CTS) ont complètement nettoyé le quartier de Hoz dans le centre de Ramadi et sont arrivées près du complexe gouvernemental", a indiqué le porte-parole des CTS, Sabah al-Numan.

Selon la cellule de guerre irakienne en charge des médias, qui s'exprime au nom des ministères de l'Intérieur et de la Défense ainsi que des groupes paramilitaires combattant l'EI, l'utilisation d'engins explosifs par les jihadistes a imposé un changement de stratégie.

"Le plan consistait à entrer dans Hoz depuis Dhubbat mais en raison des mines, les CTS ont changé de tactique", a annoncé un communiqué.

Deux membres des forces de sécurité irakiennes ont été tués et neuf blessés au cours des affrontements des dernières heures, a indiqué Ahmed al-Doulaimi, un capitaine de police.

Au moins trois autres sont morts vendredi, selon un haut officier et des responsables locaux.

Parmi les jihadistes, au moins 23 ont été tués pour la seule journée de vendredi, ont ajouté ces sources.

Le nombre de combattants de l'EI restant à Ramadi est estimé à moins de 400 personnes.

"La 8e division de l'armée et les forces d'élite du contre terrorisme avancent", a affirmé le colonel Steve Warren, porte-parole de la coalition internationale menée par Washington qui fournit un appui aérien aux forces irakiennes.

"Les CTS ont encore progressé de quelques centaines de mètres vers le siège du gouvernement", a-t-il dit.

Outre les voitures piégées, les forces fédérales sont également ralenties par la présence de civils pris au piège dans leurs maisons et des informations circulent sur l'utilisation par l'EI de ces habitants comme boucliers humains.

Après la conquête de l'EI de vastes régions d'Irak en 2014, les forces gouvernementales ont défendu Ramadi pendant des mois. Mais la ville, qui constitue un point stratégique du "califat" autoproclamé du groupe extrémiste, est finalement tombée aux mains des jihadistes en mai 2015.

Cette défaite est considérée comme la plus importante dans la guerre que mène Bagdad à l'EI et la reconquête de Ramadi redorerait le blason des forces fédérales, très critiquées.

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