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26/12/2015 11:43 EST | Actualisé 26/12/2016 00:12 EST

Qui sont les Panthers?

Forts d'une fiche immaculée de 14 victoires contre aucun revers, les Panthers de la Caroline flirtent actuellement avec une saison parfaite.

Un texte de Félix St-Aubin

Avec deux rencontres à disputer à la campagne, qui plus est, contre des formations qui affichent des rendements sous la barre de ,500, les probabilités de voir une cinquième équipe boucler une saison sans défaite sont élevées.

Les récents succès des Panthers ont été rendus possibles grâce à une panoplie d'acteurs. Le tournant est survenu au repêchage de 2011 lorsque l'état-major a sélectionné Cam Newton au tout premier échelon.

L'année suivante, les représentants de la Caroline du Nord ont opté, avec la 9e sélection, pour le secondeur intérieur Luke Kuechly. Ayant désormais un joueur de concession de chaque côté du ballon, les Panthers ont érigé une base intéressante pour construire leur formation.

Mais outre Newton et Kuechly, qui sont les autres artisans de la réussite des Panthers?

Une attaque terrestre punitive

Le temps où la troupe de Ron Rivera était axée uniquement sur la défense est révolu. L'entraîneur-chef a désormais sous la main une unité complète, qui peut inscrire des points à profusion comme en témoigne sa moyenne de 32,1 points par match, un sommet dans la Ligue nationale de football (NFL).

Cette augmentation de 10,9 points par rencontre par rapport à l'an dernier (21,2 en 2014) s'est produite grâce à un apport considérable du jeu au sol. Le demi Jonathan Stewart, qui n'a plus à partager le champ arrière avec DeAngelo Williams, s'est établi comme l'un des meilleurs à sa position en 2015.

Sa production de 989 verges en 242 portées (4,1 verges par course) lui a permis de se hisser au 5e rang du circuit Goodell. Il devrait vraisemblablement franchir le prestigieux plateau des 1000 verges pour la seconde fois de sa carrière, une première en six ans.

Stewart est épaulé de belle manière par le meneur de cette unité offensive revampée, Cam Newton. Celui qui est pressenti comme le prochain lauréat au titre de joueur le plus utile à son équipe a parcouru 580 verges et franchi la zone payante à 7 occasions depuis l'entame du calendrier. À ce niveau, Newton est une menace constante en raison de son gabarit (1,96 m et 111 kg) et de son jeu de pieds bien au-dessus de la moyenne.

Les succès par la voie terrestre du vétéran de 26 ans ne sont pas que mirage. Le principal intéressé a réussi 40 majeurs lors de ses cinq campagnes dans la NFL, un sommet chez les quarts-arrières au cours de cette séquence.

Olsen et Ginn à la rescousse

Le 19 août, au beau milieu du camp d'entraînement, le receveur éloigné Kelvin Benjamin est tombé au combat. Moins bien nantis à cette position que bon nombre de leurs rivaux, les Panthers se sont retrouvés dans une situation délicate.

Greg Olsen et le surprenant Ted Ginn fils ont uni leurs efforts pour que l'attaque de Newton ne devienne pas unidimensionnelle. Force est d'admettre qu'ils ont gagné leur pari.

Olsen, un ailier rapproché, est devenu la cible de prédilection de Newton en l'absence de Benjamin. Celui qui a récemment été sélectionné pour participer à un deuxième Pro Bowl d'affilée est désormais considéré comme l'un des meilleurs de sa profession. Mobile, rapide et puissant, Olsen possède tous les outils pour donner des maux de tête aux coordonnateurs défensifs adverses.

Si le talent et le potentiel d'Olsen étaient indéniables, on ne peut en dire autant de Ginn. Choisi au 9e rang du repêchage de 2007 par les Dolphins de Miami, le marchand de vitesse n'avait jamais rempli les promesses.

Trois saisons après la sélection de Ginn, les Dolphins ont abandonné le projet et l'ont envoyé à San Francisco. Les 49ers (2010 à 2012), puis les Panthers (2013) et finalement les Cardinals de l'Arizona (2014) ont ensuite jeté l'éponge à leur tour.

Ce n'est qu'à son second passage à Charlotte que Ginn a enfin prouvé qu'il était en mesure d'exceller dans un rôle de spécialiste des longs jeux. Sa contribution sur le terrain a permis à ses coéquipiers Olsen et Stewart de bénéficier de plus d'espace pour travailler.

Les demis défensifs rivaux sont ainsi dans l'obligation de respecter sa vitesse et son accélération, ce qui lui procure quelques verges supplémentaires pour démarrer les jeux. Et Ginn l'utilise à bon escient.

Des 21 touchés qu'il a marqués depuis l'amorce de sa carrière, 10 ont été réalisés en 2015, dont 7 lors des 4 derniers matchs. Sa récolte de 730 verges le place d'ailleurs à seulement 60 de son record personnel.

Si on ajoute à cela les précieux services que Ginn rend sur les retours de bottés de dégagement, on se retrouve avec un athlète polyvalent qui a son mot à dire dans la réussite des Panthers.

Sur les traces de Sherman

Non seulement l'unité défensive peut compter sur le meilleur secondeur du circuit, elle a également dans ses rangs un prolifique demi de coin. Josh Norman a effectivement éclos cette saison et est devenu la référence à sa position à travers la NFL.

Sans rien enlever à Richard Sherman, Darrelle Revis et Patrick Peterson, Norman est tout simplement dans une classe à part actuellement.

Des receveurs de renom tels que Dez Bryant, Mike Evans, T.Y. Hilton, DeAndre Hopkins et Julio Jones ont amassé ensemble un maigre total de 89 verges sur 9 réceptions lorsqu'ils étaient opposés au produit du modeste programme des Chanticleers de l'Université Coastal Carolina.

Des statistiques qui rappellent drôlement celles de Revis en 2009 et de Sherman lors des deux dernières campagnes.

Au même titre que le célèbre membre du Legion of Boom chez les Seahawks de Seattle, Norman a été sélectionné tardivement au repêchage de la NFL. Reconnus pour leur franc-parler, les deux hommes passent de la parole aux actes lorsque le besoin se fait sentir. C'est en grande partie pour cette raison que les différents pivots les fuient comme la peste.

Qu'obtient-on si on additionne l'attaque la plus productive de la ligue à une défense qui comprend Kuechly et Norman? On obtient une équipe qui flirte avec la perfection et qui est favorite pour rafler les grands honneurs.