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26/12/2015 09:13 EST | Actualisé 26/12/2016 00:12 EST

Brésil: le barrage minier qui a cédé ne sera pas reconstruit (Samarco)

Le barrage minier qui a cédé le 5 novembre dans le sud-est du Brésil, faisant 17 morts et deux disparus, ne sera pas reconstruit, a déclaré le président de la compagnie Samarco, propriétaire du barrage.

"Nous n'avons pas l'intention de reconstruire à cet endroit, étant donné tout ce qu'a représenté cet accident et ce qu'il représente encore pour l'entreprise en 38 ans d'existence", a affirmé Ricardo Vescovi, 45 ans, dans une interview au quotidien Folha de S. Paulo publiée samedi.

Revenant sur les causes du drame, le responsable a estimé qu'il allait falloir "au moins six mois, voire un an", pour savoir "ce qui s'est passé exactement ce jour là".

A cet égard, il a nié que le tas de déchets miniers de la compagnie Vale, voisine du barrage Fundao, ait contribué à déstabiliser le barrage : "C'est très improbable, la pile de déchets est là intacte", a-t-il dit, assurant également qu'il n'y avait pas de métaux lourds dans les déchets.

"Je vais être bien clair: les déchets de minerais de fer ne sont pas traités avec des métaux lourds; la boue de Samarco est considérée non toxique et inerte", a-t-il assuré.

Samarco est propriétaire du barrage avec ses deux actionnaires à parts égales, les géants miniers brésilien Vale et anglo-australien BHP Billiton.

M. Vescosi a démenti que les barrages de Fundao (qui a cédé) et son voisin Germano, étaient en train d'être unifiés, contrairement à ce qu'avait dit le responsable à l'Environnement de Samarco, Euzimar Rosado, le jour de l'accident.

Il a affirmé qu'il s'agissait de travaux de préparation pour relever les murs. "Nous avions l'autorisation de relever les murs de 920 à 940 mètres. Au moment de la rupture le Fundao opérait à 898 mètres", a-t-il précisé.

La rupture du barrage a été considérée comme "la plus grande catastrophe environnementale de l'histoire du Brésil" par la ministre de l'Environnement, Izabella Teixera.

Ce barrage de déchets de minerais de fer a cédé le près de la ville historique de Mariana, libérant une gigantesque coulée de boue qui a totalement submergé le village de Bento Rodrigues.

La coulée s'est ensuite répandue jusqu'à l'océan atlantique sur 650 km à travers le lit du fleuve Rio Doce.

Sur son passage, elle a tué des milliers d'animaux, dévasté des zones de forêt tropicale protégées, et laissé 280.000 personnes sans eau.

Le gouvernement brésilien a réclamé en justice 5,2 milliards de dollars aux compagnies minières responsables.

cdo/cls