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26/12/2015 10:00 EST | Actualisé 26/12/2016 00:12 EST

Attentats de Paris: l'école d'un des suspects avait signalé sa radicalisation, en vain (presse)

Le personnel d'une école bruxelloise qu'a fréquentée un des auteurs des attentats du 13 novembre en France avait relevé des signes inquiétants de radicalisation du jeune homme, mais ce signalement n'est pas parvenu à la police, selon la presse belge samedi.

Selon des rapports obtenus par les quotidiens flamands De Morgen et Het Laaste Nieuws, Bilal Hadfi, qui s'est fait exploser aux abords du Stade de France à Saint-Denis, près de Paris, avait été scolarisé à l'école Annessens-Funck avant de gagner la Syrie en février.

Selon l'agence Belga, ces documents montrent que les enseignants d'Hadfi étaient préoccupés par les vues de plus en plus radicales de leur élève, en particulier par ses commentaires après les attentat qui ont fait 17 morts en janvier à Paris, visant notamment le magazine satirique Charlie Hebdo.

L'élève avait été convoqué pour un entretien avec le directeur, et un dossier avait été constitué sur lui.

Selon ces rapports, la direction de l'école avait prévenu les autorités scolaires le 27 avril de son voyage en Syrie, mais l'information n'a pas été transmise à la police.

Alors qu'Hadfi figurait sur la liste des 800 suspects établie par les services antiterroristes belges, l'avertissement lancé par l'école ne fut connu qu'après les attaques de novembre, selon ces rapports.

Jeudi, la justice belge a inculpé et incarcé un neuvième individu dans le cadre de l'enquête sur les attentats de Paris et de Saint-Denis, qui ont fait 130 morts. Plusieurs suspects sont toujours activement recherchés, à commencer par le principal, Salah Abdeslam.

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