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25/12/2015 21:09 EST | Actualisé 25/12/2016 00:12 EST

Argentine: la grand-mère de la Place de mai n'a pas retrouvé sa petite fille, selon deux tests ADN

Les autorités judiciaires argentines ont affirmé vendredi que des analyses génétiques officielles écartaient tout lien biologique entre Maria "Chicha" Mariani, l'une des fondatrices des Grands Mères de la Place de Mai en Argentine et une femme présentée la veille comme sa petite-fille.

L'Unité spécialisée dans les cas d'enfants enlevés à leur famille pendant la dictature a annoncé dans un communiqué que deux analyses génétiques officielles contredisaient l'identification du 120e enfant "volé" annoncé jeudi.

Jeudi, la Fondation Anahi, créée en 1989 par Maria Mariani après avoir quitté la présidence des Grands-Mères de la Place de Mai, s'était appuyée sur une analyse génétique privée et qui garantissait un taux de compatibilité de 99,9% pour annoncer l'identification de Clara Anahi, portée disparue le 24 novembre 1976 et présentée comme le 120e enfant "volé" par la junte pendant la dictature argentine (1976-1983).

"Après 39 ans d'infatigables recherches, (Maria) Chicha Mariani et sa petite fille Clara Anahi se sont retrouvées", avait alors écrit la fondation sur sa page Facebook, tandis qu'un selfie immortalisant ces retrouvailles avait été posté sur les réseaux sociaux sans toutefois en préciser la date.

Les Grands-mères de la Place de mai, une organisation fondée en 1977, en pleine dictature, s'activent depuis de longues années à rechercher ces petits-enfants portés disparus. Elles estiment que 500 bébés d'opposants politiques, enlevés à leur mère ou nés en captivité, ont ensuite été adoptés par des dignitaires du régime militaire, responsable de la mort ou de la disparition de 30.000 personnes.

En août 2014, la dirigeante historique de cette organisation emblématique en Argentine, Estela Carlotto, avait retrouvé son petit-fils, lui aussi enlevé sous la dictature, après 36 ans de recherches.

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