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24/12/2015 00:00 EST | Actualisé 23/12/2016 00:12 EST

Yémen: le chef rebelle appelle à "ne pas parier sur l'ONU"

Le chef des rebelles chiites au Yémen a appelé ses partisans à "ne pas parier sur l'ONU", qui oeuvre pour un règlement politique du conflit dans le pays, et les a exhortés à "résister" aux forces progouvernementales.

"Ne perdons pas notre temps à parier sur quiconque. Ne parions pas sur l'ONU qui joue son rôle conformément (aux intérêts de) la politique américaine", a déclaré Abdel Malak al-Houthi dans un discours prononcé mercredi soir à l'occasion du Mouled, la fête musulmane qui commémore la naissance du prophète Mahomet.

"Nous n'avons d'autre choix que de résister (...) jusqu'à ce que notre peuple réalise sa libération et son indépendance", a-t-il encore dit sur un ton de défi.

"Préparons-nous à les affronter, jusqu'au dernier jour, génération après génération", a-t-il ajouté.

Ce durcissement de ton du chef Houthi intervient alors que des représentants du gouvernement et des rebelles chiites doivent se retrouver le 14 janvier, après un premier round de pourparlers "directs" sous l'égide des Nations unies la semaine dernière en Suisse.

Mercredi, le Conseil de sécurité de l'ONU a exhorté les belligérants poursuivre les négociations "sans condition préalable et de bonne foi". Il a réclamé un "cessez-le-feu large et permanent" dans la guerre qui s'est intensifiée avec l'intervention fin mars au Yémen d'une coalition militaire arabe sous commandement saoudien en soutien aux forces progouvernementales.

Issus de la minorité zaïdite (une branche du chiisme), les Houthis, alliés à de puissantes unités militaires restées fidèles à l'ex-président Ali Abdallah Saleh, se sont emparés depuis juillet 2014 de larges pans du pays, dont la capitale et des provinces du nord-ouest, de l'ouest et du centre qu'ils contrôlent toujours.

La guerre au Yémen a fai près de 6.000 morts depuis mars, selon l'ONU.

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