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24/12/2015 09:44 EST | Actualisé 24/12/2016 00:12 EST

Un migrant sénégalais gagne le gros lot de Noël en Espagne

C'est une belle histoire de Noël : un Sénégalais arrivé en Andalousie à bord d'une pirogue il y a quelques années a décroché le gros lot lors de la traditionnelle loterie de Noël espagnole.

Il empoche ainsi 400 000 euros (607 000 $CAN). Les habitants la ville où il réside, Roquetas de Mar, qui avaient acheté un billet de la série gagnante, se partageront de leur côté près de 140 millions d'euros.

« Je n'arrive pas à y croire, si je vous disais que je n'avais même pas cinq euros » en poche, a confié Ngame, un Sénégalais de 35 ans, au journal local La voz de Almeria.

Rescapé d'un naufrage

Ngmae était arrivé il y a huit ans au large des côtes espagnoles, sur l'île de Tenerife, dans une embarcation de fortune. Il avait échappé à un naufrage grâce au sauvetage de garde-côtes espagnols.

« Nous étions 65 personnes à bord et c'est grâce aux Espagnols que nous sommes ici, ils nous avaient sauvés quand nous étions déjà dans l'eau » après avoir fait naufrage, a-t-il assuré.

Il a ensuite rejoint la province d'Almeria, où se trouve Roquetas de Mar, enchaînant les petits emplois dans les serres avant de se retrouver au chômage.

Et puis, il avait acheté il y a quelques jours pour 20 euros (30 $) son billet de la loterie de Noël espagnole, surnommée « El Gordo » (« la grosse ») pour son lot final de 2 milliards d'euros.

Pour Roquetas de Mar, petite ville touristique et agricole de 92 000 habitants, les 140 millions d'euros seront « une vraie bénédiction » selon un adjoint au maire José Juan Rodriguez, s'exprimant à la télévision publique.« Le taux de chômage a énormément augmenté ces dernières années avec la crise, et atteint les 30 % », précise-t-il.

Roquetas de Mar est connue pour sa production de légumes, qui sont livrés dans toute l'Europe ; elle est même surnommée « la mer de plastique » à cause des nombreuses serres qui s'y trouvent.

Ce sont majoritairement les immigrés qui font tourner cette économie agricole, car leur salaire coûte moins cher aux producteurs.