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24/12/2015 03:08 EST | Actualisé 24/12/2016 00:12 EST

Temps chaud et vents violents pour le réveillon

Cette veille de Noël sera chaude au Québec. Les météorologues prévoient un maximum de 16 degrés à Montréal, soit près de 20 degrés au-dessus de la normale saisonnière. Environnement Canada a toutefois émis un avertissement de vents violents pour plusieurs secteurs.

Dans la vallée du Saint-Laurent, on s'attend à des vents soufflant à 80 km/h, qui pourraient projeter de petits objets et perturber la circulation routière.

Dans le nord du Québec, on s'attend aussi à de forts vents du sud-ouest soufflant jusqu'à 90 km/h. Ces conditions devraient persister pendant plusieurs heures.

Ces vents sont dus à une intense dépression qui s'abat sur le nord de la province.

Forts vents ailleurs au pays

Il y aura également de forts vents en Ontario, où on prévoit des pointes à 60 km/h et quelques rafales à 90 km/h le long d'un froid traversant le centre des Grands Lacs et juste derrière celui-ci.

Pour les prochains jours, on s'attend à des températures beaucoup plus basses, mais pas de neige avant la semaine prochaine.

Un « super » El Nino

Les températures clémentes sont dues en partie à un « super » El Nino qui entraîne l'air chaud du Pacifique jusque chez nous et bouleverse les courants d'air glaciaux qui teintent habituellement nos hivers.

El Nino est un phénomène naturel qui survient lorsque les températures de surface de l'océan Pacifique se réchauffent durant une période plus longue qu'à l'habitude, entraînant des dérèglements climatiques un peu partout sur le globe. Habituellement, le phénomène survient tous les deux à sept ans, alternant avec La Nina, son contraire. Celui de cette année est l'un des plus forts jamais enregistrés.

Et le réchauffement climatique

El Nino n'est pas le seul à blâmer pour les températures anormalement chaudes, soutient le spécialiste du climat de l'Université de la Colombie-Britannique Simon Donner.

Selon l'Organisation météorologique mondiale, El Nino est responsable de 16 % à 20 % de l'augmentation des températures en 2015. Le reste serait dû au réchauffement climatique.

« El Nino signifie un hiver doux pour une bonne partie du Canada et El Nino, additionné au réchauffement climatique, signifie un hiver doux record », enchaîne-t-il.

Pour sa part, Simon Leblanc estime qu'il est difficile d'attribuer les conditions anormales de cette année à l'un ou à l'autre.

« Avec une seule année, on ne peut pas dire que c'est 100 % les changements climatiques », croit-il. C'est aussi « difficile de faire des comparaisons avec les événements El Nino précédents, puisque celui de cette année est très fort. »

Il estime tout de même que les températures exceptionnelles de cette année sont plus largement attribuables à El Nino qu'au réchauffement climatique.

Selon Simon Leblanc, l'hiver 2016 sera « au-dessus des normales ». « On ne sait pas encore pour les précipitations de neige, mais on s'attend à avoir un hiver un peu plus pluvieux », dit-il.