NOUVELLES
24/12/2015 08:38 EST | Actualisé 24/12/2016 00:12 EST

L'année des Blackhawks de Chicago

Les Blackhawks de Chicago ont marqué les 12 derniers mois sur la planète hockey. Ils ont décroché en juin dernier un troisième titre de la LNH en six ans.

La performance des Hawks relèvent de l'exploit en cette ère de plafond salarial. Il est de plus en plus difficile de conserver un noeud de joueurs talenteux au sein de sa formation et ainsi de bâtir une dynastie à l'image des décennies précédentes.

Soulever la coupe Stanley en succession relève désormais du génie, voire de la magie.

De la puissante vision centrale de l'Association de l'ouest, la troupe de Joel Quenneville en est ressortie avec 102 points, deux de moins que les Predators de Nashville. 

Au premier tour éliminatoire, les Hawks les ont cependant éliminés. Puis c'est le Wild du Minnesota qui s'est buté au rouleau compresseur de l'Illinois. Les Hawks sont passés de faillir à la tâche, mais se sont battus vaillamment lors d'un 7e match et ultime face aux Ducks.

Pour la finale, les champions de l'Association de l'est, le Lightning de Tampa Bay a dû écarter de son chemin de grandes pointures. Il a d'abord fait oublier le balayage dont il avait été victime aux mains du Canadien lors du premier tour éliminatoire un an plus tôt.

Puis Steven Stamkos et sa bande ont su indiquer la route des vacances aux Rangers de New York, les champions de la saison régulière, en remportant le 7e match de la finale d'association.

Le Lightning a cependant manqué de solutions face à une formation aguerrie, rompue aux guerres de tranchées, lors de la deuxième participation de son histoire à la série de chmpionnat du circuit.

Chicago, également champion en 2010 et 2013. a obtenu son titre après six matchs intenses.

Véritable meneur de jeux, Duncan Keith est devenu le premier défenseur depuis Scott Niedermayer, en 2007, à mériter le trophée Conn-Smythe, après avoir accumulé 21 points et affiché un différentiel de plus-16.

La saison régulière nous avait préparé quelques surprises. Il y a eu les exclusions des séries éliminatoires des Bruins de Boston et des Kings de Los Angeles des séries, mais surtout l'étonnante qualification des Flames de Calgary.

Cette participation inattendue des Flames a d'ailleurs valu à Bob Hartley d'être nommé l'entraîneur de l'année.

Remue-ménage

Les mois qui ont suivis l'euphorie de la victoire ont fait place à un été morosité. En raison de contraintes liées au plafond salarial, ils ont dû laisser aller le vétéran Patrick Sharp et le jeune et prometteur Brandon Saad.

Ils ont également vu les départs des attaquants Brad Richards et Antoine Vermette, ainsi que du défenseur Johnny Oduya.

Surtout, ils ont été plongés dans l'embarras par Patrick Kane, leur grande vedette.

Le dynamique attaquant des Blackhawks s'est retrouvé à la une des journaux pour les mauvaises raisons lorsque son nom a été mêlé à une enquête pour agression sexuelle, au début du mois d'août, dans sa région natale de Buffalo.

L'enquête n'a pas empêché Kane d'amorcer la saison en même temps que ses coéquipiers, et au début de novembre, le procureur du comté d'Erie a annoncé qu'aucune accusation n'allait être déposée.

L'esprit visiblement en paix, Kane a effacé, en décembre, un record d'équipe en récoltant au moins un point dans 26 matchs consécutifs, et il occupe le premier rang des marqueurs de la LNH à la pause pour le jour de Noël.

Québec se rapproche

Le printemps dernier a aussi amené un flot d'effecrvescence dans la ville de Québec, au jour de la Saint-Jean-Baptiste, lorsque le commissaire Gary Bettman a mis en marche un processus d'expansion.

Prudent dans son annonce, Bettman a insisté sur le fait que cette initiative ne garantissait nullement l'octroi de nouvelles concessions, et qu'il n'y aura aucun élargissement des cadres avant la saison 2017-2018, qui coïncidera avec la 100e année de fondation de la LNH.

Il a par contre laissé sous-entendre que le montant minimal pour se joindre à la LNH serait de 500 millions de dollars américains.

Le groupe Québécor n'a pas reculé devant ce chiffre. Moins d'un mois plus tard, il a déposé officiellement sa candidature dans l'espoir d'implanter une concession au tout nouveau Centre Vidéotron, dans la Vieille Capitale.

Las Vegas est la seule autre ville à s'être manifestée, et le dossier n'a que très peu progressé depuis.

Prodige et sauveur

À Edmonton, les partisans des Oilers atteddent toujours la résurgence de leur équipe. Encore une fois, ils ont gagné la loterie pour le repêchage amateur. Le premier choix ne faisait pas aucun doute. Connor McDavid s'est joint à la bande de jeunes prodiges.

La patience a ses limites. Et pour obtenir des résultats, les propriétaires ont procédé à un remaniement de la direction des opérations hockey.

D'abord, c'est l'embauche de Peter Chiarelli au poste de directeur-général, congédié la semaine précédente par les Bruins, puis c'est la mise sous contrat de Todd McLellan, anciennement des Sharks de San Jose, pour diriger la jeune et talentueuse formation albertaine.

Et à Toronto, dans l'espoir de relancer une organisation qui végète année après année, les Maple Leafs ont ouvert les portes de leur coffre-fort à Mike Babcock.

Ils lui ont consenti un contrat de huit saisons évalué à 50 millions $, le plus lucratif jamais accordé à un entraîneur dans le circuit.

Sur la patinoire, la LNH a instauré un changement significatif. Elle a implanté le jeu à trois contre trois en prolongation, dans l'espoir de réduire le nombre de rencontres se terminant en fusillade.

Pas nécessairement appréciée de tous les joueurs, la mesure a néanmoins eu l'effet escompté.

Vers la fin du mois de décembre, environ le tiers des matchs s'étant rendus en prolongation ont nécessité des tirs de barrage, alors que la proportion s'établissait à 56 pour cent la saison 2014-2015.