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24/12/2015 07:49 EST | Actualisé 24/12/2016 00:12 EST

Ghana: démission de la ministre des Transports accusée de gaspiller l'argent public

La ministre ghanéenne des Transports a démissionné mercredi après avoir été au centre d'une controverse sur une dépense d'environ un million de dollars pour repeindre plus de cent bus avec des portraits de dirigeants du pays.

La ministre des Transports Dzifa Attivor avait passé commande auprès d'une entreprise privée pour faire repeindre 116 bus avec les visages des anciens dirigeants de ce pays d'Afrique de l'ouest, ainsi que celui de l'actuel président John Dramani Mahama.

Mais cette initiative a été dénoncée par l'opposition et les militants anticorruption, qui ont profité de cette affaire pour critiquer la gestion économique du pays par le parti au pouvoir, le Congrès démocratique national (NDC).

Cette démission fait suite à l'action de citoyens qui ont intenté un procès contre le gouvernement pour demander les détails du contrat concernant les bus. C'est la première fois depuis des années qu'un ministre démissionne au Ghana.

Le contrat "ne garantissait pas un bon rapport qualité-prix," a déclaré le gouvernement du Ghana après avoir vérifié l'accord sur les bus. Il a demandé le remboursement d'une partie des sommes versées.

La croissance économique du Ghana a marqué le pas avec à la chute des prix des matières premières. Le parti au pouvoir est sous le feu des critiques et accusé de gaspillage à l'approche des élections présidentielles et législatives de l'année prochaine.

Plus tôt cette semaine, le président Mahama a interdit les voyages en première classe aux responsables ghanéens, à qui il a demandé d'éviter les déplacements "injustifiés".

Le pays a été contraint de se tourner vers le Fonds Monétaire International (FMI) et de demander des prêts d'urgence pour soutenir une économie mal en point en pleine crise de l'énergie.

Le FMI a approuvé un prêt de 918 millions de dollars pour relancer l'économie et la création d'emplois, tout en imposant au Ghana de limiter son déficit budgétaire à 5,3% du PIB.

sf/nos/cyj