DIVERTISSEMENT
23/12/2015 10:04 EST | Actualisé 23/12/2015 10:05 EST

Quoi voir au cinéma dès le 25 décembre 2015? (PHOTOS)

Brand New Images via Getty Images
Group of people wearing 3D glasses at the movies

Sortie au cinéma prévue durant le temps des Fêtes? Découvrez les films à l'affiche cette semaine!

Le Huffington Post Québec et Mediafilm.ca vous présentent les films qui prennent l'affiche cette semaine au Québec:

Galerie photo Films de la semaine - 25 décembre 2015 Voyez les images

ARABIAN NIGHTS, VOLUME 2 - THE DESOLATE ONE

Portugal. 2015. 131 min.

Film d'essai de Miguel Gomes avec Crista Alfaiate, Luisa Cruz, Chico Chapas, Fernanda Loureiro, Joao Pedro Benard, Joana de Verona, Gonçalo Waddington, Adriano Luz, Carloto Cotta.

Poursuivant son évocation du Portugal frappé par la crise, Shéhérazade narre trois nouveaux récits. 1. Un meurtrier en cavale échappe aux drones de la police grâce à son don de téléportation; à force de narguer les autorités, le fugitif quinquagénaire, amateur de bonne chère et de jolies filles, devient un héros populaire. 2. Une juge préside un procès en plein air, dont l'accusée est une pauvre mère qui, pour payer la défense de son fils stupide et violent, a vendu les meubles de son propriétaire. S'ensuit alors une cascade d'accusations impliquant presque tous les membres de l'auditoire, ainsi que des animaux parlants. Devant tant de bêtise et de misère humaine, la juge exprime sa tristesse et sa colère. 3. Une adorable petite chienne est adoptée à tour de rôle par divers occupants d'un même HLM, dont un couple de sexagénaires sans le sou et un autre couple plus jeune, celui-là aux prises avec le chômage et la toxicomanie.

Ce deuxième volet de la trilogie de Miguel Gomes (TABU) se révèle le plus intrigant, hilarant et attendrissant, avec seulement quelques longueurs à signaler dans le premier segment. La maîtrise du récit et la souplesse de la mise en scène épatent, tout comme la performance très sentie de Luisa Cruz dans le rôle de la juge.

ARABIAN NIGHTS, VOLUME 3 - THE ENCHANTED ONE

Portugal. 2015. 125 min.

Film d'essai de Miguel Gomes avec Crista Alfaiate, Americo Silva, Carloto Cotta, Jing Jing Guo, Chico Chapas, Quiterio.

Ne sachant plus trouver les mots pour raconter les tristes déboires des Portugais victimes de la crise économique et sociale, Shéhérazade fait une escapade hors du palais de Bagdad et se retrouve sur les bords de la Méditerranée. Au cours de son étrange périple, la princesse vierge croise un bellâtre qui détient le record mondial de procréation, des voleurs sympathiques, des enfants avides de connaissance et un tenace génie du Vent. Mais une conversation avec son père le grand vizir incite la jeune femme à retourner auprès de son cruel époux royal et à continuer de l'abreuver de contes, pour lui faire oublier son dessein de l'exécuter. Dans un ultime récit, qui s'étale sur plusieurs nuits, Shéhérazade évoque le vécu parfois difficile de Portugais vieux et jeunes, unis par une même passion: l'élevage et l'entraînement de pinsons pour des concours de chant.

Miguel Gomes clôt son ambitieuse trilogie de manière un peu décevante. Après une première heure fantaisiste, stylisée et flamboyante, qui permet à la magnétique Christa Alfalate de démontrer ses dons dramatiques et vocaux, le cinéaste enchaîne avec un documentaire prosaïque et monotone, plutôt aride et terne.

(dès le vendredi 1er janvier)

LE CASSE DU SIÈCLE

États-Unis. 2015. 131 min.

Comédie dramatique de Adam McKay avec Christian Bale, Ryan Gosling, Steve Carell, John Magaro, Finn Wittrock, Brad Pitt, Jeremy Strong, Hamish Linklater, Rafe Spall, Marisa Tomei.

Wall Street, 2005. Gestionnaire de fonds autiste, le docteur Michael Burry est le premier à prévoir l'effondrement du marché immobilier, vicié par des prêts hypothécaires à trop haut risque. Dans le but de faire un gros coup, il utilise l'argent de ses investisseurs pour parier contre les banques et la bourse. Son geste fou attire l'attention de Jared Vennett, courtier à la Deutsch Bank. Flairant lui aussi la bonne affaire, ce dernier s'associe avec Max Baum, gestionnaire de fonds du Connecticut, pour imiter Burry à la bourse. En colère contre les excès des banques et refoulant le deuil de son frère qui s'est récemment suicidé, Baum voit surtout dans le plan de Vennett une occasion de réformer le système et de mieux redistribuer la richesse. Accidentellement mis au courant du projet, deux jeunes aspirants courtiers obtiennent l'aide d'un vieux routier désabusé pour accéder à la table des grands et participer à ce pari audacieux, qui pourrait assurer leur fortune.

Adam McKay (ANCHORMAN, TALLADEGA NIGHTS) signe une adaptation à la fois stimulante et déprimante d'un livre de Michael Lewis sur l'avidité et l'incompétence des banquiers, en vulgarisant des concepts arides avec ironie et fantaisie. Vivante et pleine de trouvailles, la réalisation met en valeur le jeu dynamique d'acteurs triés sur le volet.

COMME UN AVION

France. 2015. 105 min.

Comédie réalisée et interprétée par Bruno Podalydès avec Agnès Jaoui, Sandrine Kiberlain, Vimala Pons, Denis Podalydès, Michel Vuillermoz, Jean-Noël Brouté, Pierre Arditi.

Pour son anniversaire, Michel se fait offrir par ses amis et collègues un stage d'initiation en pilotage, une idée de sa compagne Rachel, qui connaît sa fascination pour les pionniers de l'aéropostale. Déçu par ce cadeau, fruit d'un malentendu, l'infographiste en pleine crise de la cinquantaine cherche néanmoins un moyen de s'évader. À la vue de l'image d'un kayak, c'est le déclic. Faisant l'acquisition d'un de ces avions sans aile, le résident de Saint-Cloud, en banlieue de Paris, se lance comme défi de remonter en solitaire la Seine jusqu'à la mer. Une entreprise périlleuse et folle, à laquelle il n'est pas du tout préparé. De fait, après avoir parcouru quatre kilomètres, le navigateur du dimanche fait une halte dans une auberge tenue par une célibataire quinquagénaire avenante, qui emploie une jeune femme très jolie, mais habitée par une certaine tristesse.

Le réalisateur de VERSAILLES RIVE GAUCHE et ADIEU BERTHE aborde avec légèreté et fantaisie le thème de la crise existentielle, au fil d'un récit plutôt mince, mais nourri de trouvailles drolatiques ou surréalistes. S'octroyant pour la première fois le rôle principal d'un de ses films, Bruno Podalydès joue de manière dégagée, tout comme ses talentueux partenaires.

COMMOTION

États-Unis. 2015. 123 min.

Drame de Peter Landesman avec Will Smith, Gugu Mbatha-Raw, Alec Baldwin, Albert Brooks, David Morse, Eddie Marsan, Arliss Howard, Adewale Akinnuoye-Agbaje, Matthew Willig, Mike O'Malley.

Pennsylvanie, début des années 2000. Le cadavre de Mike Webster, ex-joueur de centre des Steelers de Pittsburgh, atterrit sur la table de dissection de Bennet Omalu, médecin légiste d'origine nigériane. Faisant fi de l'objection d'un collègue, qui refuse qu'on charcute le corps de cette gloire locale, Bennet pratique une autopsie complète. Son but: comprendre ce qui a mené au suicide l'athlète de 50 ans, qui montrait des signes de démence précoce. L'analyse du cerveau de Webster permet à Bennet de découvrir une nouvelle pathologie: l'encéphalopathie traumatique chronique, qui affecterait plusieurs autres ex-joueurs. Mais les résultats d'Omalu, dévoilés dans un article cosigné avec son patron Cyril Wecht et un autre éminent confrère, sont discrédités par la Ligue nationale de football, qui refuse de reconnaître le problème et se livre à des tactiques d'intimidation envers les auteurs. Fort de l'appui de son épouse et de l'ancien médecin des Steelers, Bennet ne renonce pas à faire plier la puissante organisation.

Ce sujet d'une grande importance, inspiré du combat de Bennet Omalu, est hélas desservi par un traitement bavard et très conventionnel, qui n'épargne aucun cliché au spectateur. La réalisation de Peter Landesman (PARKLAND, KILL THE MESSENGER) est néanmoins compétente, et Will Smith, très sobre, se révèle étonnamment crédible dans la peau du médecin africain.

EXTRÊME LIMITE

États-Unis. 2015. 114 min.

Drame policier de Ericson Core avec Luke Bracey, Edgar Ramirez, Teresa Palmer, Ray Winstone, James Le Gros, Delroy Lindo.

Jeune agent du FBI, Johnny Utah est chargé d'infiltrer une bande d'athlètes friands de sensations fortes, soupçonnés d'être responsables d'une série de cambriolages aussi étranges que spectaculaires. À la manière de Robins des Bois des temps modernes, ces criminels de haut vol, qui opèrent un peu partout sur la planète, se spécialisent dans des coups audacieux visant la redistribution des richesses, via des opérations qui allient braquages et sports extrêmes. Au fil de sa mission, Johnny se lie d'amitié avec Bodhi, le charismatique chef du groupe, un criminel épris de philosophie orientale et de sports extrêmes. Au point où les supérieurs du policier se demandent s'il n'est pas en train de passer dans le camp adverse.

Ce remake superflu du film de Kathryn Bigelow, recyclage à la sauce Vin Diesel, repose sur un scénario débile prétexte à des cascades spectaculaires. Si les scènes d'action sont à couper le souffle, le reste est profondément ennuyant, et conspire à un résultat moins extrême que limite, à mi-chemin entre la compilation YouTube et la publicité pour boisson énergétique.

LES HUIT ENRAGÉS

États-Unis. 2015. 187 min.

Western de Quentin Tarantino avec Samuel L. Jackson, Kurt Russell, Jennifer Jason Leigh, Walton Goggins, Tim Roth, Michael Madsen, Demian Bichir, Bruce Dern, Channing Tatum, Zoe Bell.

Une diligence file vers Red Rock, Wyoming, avec à son bord le chasseur de primes John Ruth et sa dernière proie, la hors-la-loi Daisy Domergue. Alors que la tempête de neige s'intensifie, le véhicule est stoppé sur sa route par Marquis Warren, un ancien major de l'armée de l'Union, également chasseur de primes. Ayant reçu la permission de monter à bord, il est aussitôt rejoint sur la banquette par Chris Mannix qui, errant et épuisé, se présente à ses sauveurs comme le nouveau shérif de Red Rock. Ne pouvant plus avancer en raison du blizzard, le quatuor fait une halte au refuge de Minnie Haberdashery, à quelques dizaines de kilomètres de leur destination. Or, plutôt que d'être accueillis par Minnie, ils sont reçus par son remplaçant, Bob, qui s'occupe déjà du confort rudimentaire de trois hôtes: le bourreau de Red Rock Oswaldo Mobray, le cowboy Joe Gage et Sanford Smithers, général à la retraite de l'Armée confédérée. Les huit individus aux motifs douteux se préparent à une cohabitation difficile.

Plaisant mais routinier et artificiel, ce nouvel opus du réalisateur de PULP FICTION convoque le souvenir du "Crime de l'Orient-Express". Le soin maniaque apporté aux détails du décor, la vigueur de la mise en scène, l'incarnation inspirée des huit salopards du titre, confirment que Tarantino n'a pas perdu la main. Mais il avait déjà abattu tous ces as dans ses films précédents.

JOY

États-Unis. 2015. 123 min.

Comédie dramatique de David O. Russell avec Jennifer Lawrence, Robert De Niro, Bradley Cooper, Isabella Rossellini, Edgar Ramirez, Elisabeth Rohm.

Mère-courage d'une famille dysfonctionnelle, Joy Mangano est forcée d'héberger son père Rudy, qui se remet d'une énième rupture amoureuse. Le climat devenant invivable dans la maison, Joy prend les grands moyens pour se sortir de sa condition. D'abord en mettant son père et son ex-mari à la porte. Ensuite en se dédiant entièrement à son projet: l'invention d'une vadrouille dernier cri, susceptible de révolutionner la manière de faire le ménage. Une fois les plans achevés, Joy convainc Rudy et sa nouvelle conquête, une riche femme d'affaires, d'investir dans son projet. Mais la mise en marché s'avère plus difficile que prévu. Du moins, jusqu'à ce qu'on lui offre de présenter son produit sur une chaîne de télé-achat. Une opportunité rêvée. Mais la route de Joy vers le succès sera semée d'embûches.

Malgré des personnages secondaires sous-développés et une narration que l'on aurait espéré plus déjantée, cette fable librement inspirée d'une histoire vraie comporte de beaux moments, attribuables à la composition gracieuse de Jennifer Lawrence, aux effets de style bien dosés de la mise en scène de David O'Russell (AMERICAN HUSTLER) et à une trame sonore exquise.

LES NOUVELLES AVENTURES D'ALADIN

France. 2015. 106 min.

Comédie fantaisiste de Arthur Benzaquen avec Kev Adams, Jean-Paul Rouve, Vanessa Guide, William Lebghil, Audrey Lamy, Arthur Benzaquen, Michel Blanc.

Un père Noël de grand magasin, qui se fait passer pour un courtier auprès de sa riche fiancée, raconte à une bande d'enfants une version toute personnelle des aventures d'Aladin, dans laquelle lui et son entourage jouent divers rôles. Selon son interprétation, le héros du conte est un petit arnaqueur, vite démasqué par la princesse Shallia, qui se promène incognito à Bagdad. Survient le grand vizir, qui fait arrêter le jeune escroc et le condamne à mourir dans le désert. Sauvé de la déshydratation par un magicien ayant assisté à l'arrestation, Aladin est chargé par ce dernier de pénétrer dans une caverne secrète pour récupérer une vieille lampe. L'ayant trouvée après bien des épreuves, le jeune homme libère accidentellement le génie qui y était emprisonné. Avec l'aide de ce dernier, qui promet de lui exaucer neuf voeux, Aladin retourne à Bagdad pour se venger du vil vizir et gagner le coeur de Shallia. Mais le magicien, dépossédé de sa précieuse lampe, n'a pas dit son dernier mot.

Multipliant les clins d'oeil anachroniques et parfois délirants, cette comédie provoque quelques sourires, mais n'arrive pas à transcender la médiocrité de son scénario, de sa réalisation grevée d'effets spéciaux à rabais et de ses numéros de chant agressants. Kev Adams (LES PROFS, FISTON) déploie un certain charme, mais est rarement drôle.

LE PROPHÈTE

États-Unis. 2015. 86 min.

Film d'animation collectif, sous la direction de Roger Allers.

Sur l'île d'Orphalèse, Almitra, huit ans, est la terreur des marchands du village. Un jour que la petite chapardeuse refuse d'aller à l'école, sa mère Kamila l'emmène à son travail, le lieu où Mustafa, prisonnier politique, est assigné à résidence. Bien que Kamila le lui ait interdit, la fillette, muette depuis la mort de son père, entre dans la chambre de Mustafa. Ravi de cette visite inattendue, le captif en profite pour montrer à l'intruse ses dessins et ses poèmes. Survient alors un sergent, qui annonce au prisonnier qu'on lui accorde enfin la permission de retourner dans son pays. En plus de cet officier, Mustafa est escorté par son gardien Halim, tandis qu'Almitra les suit à distance. Dans un village traversé par le cortège, Mustafa, accueilli en héros par la population, se met à réciter des poèmes sur la vie, l'amour, le mariage et les enfants. Alors que le gentil Halim écoute avec intérêt le sage artiste, le sergent s'impatiente. Ayant compris les réelles intentions du gouvernement, Almitra s'efforce de soustraire Mustafa au sort funeste qui l'attend.

Dans cette adaptation libre du livre de Khalil Gibran, les poèmes de l'auteur libanais prennent vie grâce aux talents combinés de dix illustrateurs. Toutefois, le récit qui les relie se révèle bien ténu. Les performances vocales impressionnent, surtout celle de Liam Neeson, qui apporte chaleur et humanité au personnage du poète dissident.

LE RETOUR DE PAPA

États-Unis. 2015. 96 min.

Comédie de Sean Anders avec Will Ferrell, Mark Wahlberg, Linda Cardellini, Owen Vaccaro, Scarlett Estevez, Thomas Haden Church, Alessandra Ambrosio.

Cadre dans une station de radio jazz-détente, Brad vivrait le parfait bonheur avec sa nouvelle épouse Sarah, si les deux enfants de celle-ci l'acceptaient. Attentionné, responsable, bienveillant, Brad en fait trop, ce qui exaspère les petits. Après quelques années d'absence, Dusty, le père naturel, revient dans le décor. Irresponsable, immature, le motard au look de rockstar est accueilli comme un roi par ses enfants. Ne voulant déplaire à personne, Brad invite Dusty à s'installer temporairement à la maison. En peu de temps, ce dernier, avec son attitude rebelle, séduit tout l'entourage de son ex et de son nouveau conjoint. À son grand désarroi, Brad apprend par Dusty que Sarah aimerait avoir un troisième enfant. Or, à la suite d'un incident chez le dentiste, il est devenu stérile. Réalisant que Dusty a l'intention de reconquérir Sarah, Brad n'a d'autre choix que d'entrer en compétition avec lui. La lutte s'annonce féroce et impitoyable.

Pour parler de la paternité et de la virilité, les auteurs se sont contentés de cumuler pitreries humiliantes et blagues sous la ceinture, la plupart tombant à plat. Réalisé de manière purement fonctionnelle par Sean Anders (WE'RE THE MILLERS), l'ensemble souffre en outre du cabotinage exaspérant des deux vedettes.