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23/12/2015 06:39 EST | Actualisé 23/12/2016 00:12 EST

Présidentielle/Niger: la Francophonie va "contrôler" le ficher électoral (commission électorale)

La Commission électorale nationale indépendante du Niger (Céni) a annoncé mercredi qu'elle allait "soumettre au contrôle" de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) le fichier électoral, comme le réclame l'opposition en vue de la présidentielle de février prochain.

"Nous avons décidé ce matin en plénière de soumettre une requête urgente à l'OIF et lui soumettre le fichier électoral pour contrôle", a affirmé à l'AFP le vice-président de la Céni, Me Kadri Oumarou Sanda.

Le but visé est d'avoir "un fichier fiable", a-t-il déclaré.

"Si l'OIF, comme à ses habitudes, répond promptement, cela nous permettra d'organiser le scrutin dans les délais constitutionnels", a-t-il souligné.

La vérification du fichier par l'OIF est l'une des exigences de l'opposition qui menace de boycotter le scrutin du 21 février où le président Mahamadou Issoufou, élu en 2011, va briguer un second mandat.

Le chef de file de l'opposition, Seïni Oumarou, avait demandé que l'audit du fichier électoral soit confié à cette organisation, comme en 2010. Mais le gouvernement nigérien a annoncé lundi avoir validé le fichier "audité" par un "cabinet national" et remis à la Céni pour l'édition des cartes et des listes électorales.

Mi-novembre, Sabiou Gaya, un des responsables chargés de l'élaboration du fichier électoral, avait reconnu qu'il comportait "beaucoup de ratés", notamment avec des "bureaux de vote manquants", des "mineurs et non Nigériens inscrits" sur les listes.

Le climat politique est tendu au Niger à deux mois de la présidentielle.

En août, l'opposition avait rejeté le calendrier fixé par la commission électorale, dénonçant une absence de "consensus".

Elle avait auparavant critiqué la cour constitutionnelle, qui valide les candidatures et les résultats des élections, pour son "allégeance" au président Issoufou.

Jeudi, ce dernier a affirmé qu'une tentative de coup d'Etat avait été déjouée, justifiant une vague d'arrestation de militaires.

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