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23/12/2015 14:43 EST | Actualisé 23/12/2016 00:12 EST

Plaintes après des réunions de copropriétés unilingues, en mandarin

Quatre propriétaires de condominiums à Richmond en Colombie-Britannique ont porté plainte à la Commission des droits de la personne contre leur conseil de copropriété pour avoir tenu des réunions officielles en mandarin seulement.

Les résidents anglophones soutiennent qu'ils ne se sentent pas les bienvenus, et qu'ils sont victimes de discrimination raciale de la part du nouveau syndicat de copropriété qui a été élu en juillet dernier.

« Nous sommes au Canada, j'espère qu'on est tous égaux », souligne Andreas Kargut, propriétaire d'un des 54 condominiums du complexe Wellington Court, situé sur la rue Heather à Richmond, en banlieue de Vancouver.

Le conseil discute parfois de l'approbation de projets d'entretien coûteux lors des réunions, mais sans traduire adéquatement les discussions en anglais, selon M. Kargut.

Lui et trois autres propriétaires ont déposé la plainte après que le président du conseil, Ed Mao, leur eut indiqué qu'ils étaient les bienvenus lors des réunions, mais qu'il n'avait « aucune intention de parler en anglais », soutient Andreas Kargut.

M. Kargut a enregistré la réunion du 8 décembre dernier, et affirme que lors d'une heure et demie de discussions, M. Mao a seulement parlé en anglais pour lui indiquer où s'asseoir.

Le président du syndicat de copropriété a refusé de commenter l'affaire.

Un cas sans précédent

« Je n'ai jamais entendu parler de cas pareil », a indiqué Patrick Williams, un avocat du cabinet Clark Wilson, qui se spécialise en règlements de conflits de propriété.

Il ajoute qu'il n'existe aucune loi provinciale qui oblige les syndicats de copropriété à tenir leur réunion en anglais.

M. Williams suggère que le conseil trouve un terrain d'entente à l'aide d'un médiateur, ou qu'il paye pour un service de traduction, pour que tous les résidents puissent comprendre les discussions lors des réunions.