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23/12/2015 02:10 EST | Actualisé 23/12/2016 00:12 EST

Espagne: Ciudadanos veut des négociations à trois avec PP et PSOE

Les libéraux de Ciudadanos ont proposé mercredi à Madrid aux directions des deux grands partis conservateur et socialiste de s'asseoir à la table des négociations pour "garantir que l'Espagne ait un gouvernement" et discuter d'un programme de réformes.

"Nous voulons nous asseoir à la table des négociations, explorer toutes les voies possibles, à trois - avec le Parti populaire (PP), le Parti socialiste (PSOE) et Ciudadanos - pour garantir que l'Espagne ait un gouvernement, une législature et un parlement et garantir aussi l'union et la régénération politique du pays", a dit le dirigeant de Ciudadanos, Albert Rivera, lors d'une conférence de presse au siège de son parti.

Ciudadanos est devenu le quatrième parti d'Espagne dimanche avec 40 députés, derrière la formation de gauche radicale Podemos qui a remporté 69 sièges.

Evoquant "le défi séparatiste" en Catalogne (nord-est), où le parlement régional a proclamé le début d'un processus de sécession, Albert Rivera a plaidé que les trois partis qui ont en commun d'avoir défendu l'unité de l'Espagne adoptent un "pacte pour l'Espagne, afin que personne ne profite de la faiblesse, de l'incertitude ou de l'instabilité pour casser le pays".

Il a également insisté sur la nécessité pour l'Espagne d'être "stable économiquement".

"Dès aujourd'hui, je vais entrer en contact avec M. Rajoy et M. Sanchez pour envisager la possibilité d'adopter un accord sur les éléments essentiels".

Il a évoqué la nécessité de "réformes démocratiques urgentes", telles qu'une réforme du système électoral, une réforme des institutions notamment pour renforcer la séparation des pouvoirs, et un pacte pour l'Education.

M. Rivera s'exprimait peu avant une rencontre, au siège du gouvernement, entre le chef du gouvernement conservateur sortant, Mariano Rajoy et le dirigeant socialiste Pedro Sanchez, pour explorer les possibilités de former un gouvernement conservateur minoritaire.

Ayant perdu sa majorité absolue à la chambre basse, M. Rajoy avait proposé dès lundi le dialogue aux partis défendant "l'unité de l'Espagne" et le "respect des règles" de l'UE - autrement dit Ciudadanos et le Parti socialiste - excluant de facto Podemos qui propose un referendum d'autodétermination en Catalogne.

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