NOUVELLES
22/12/2015 20:48 EST | Actualisé 22/12/2016 00:12 EST

Chine: réapparition du président d'une maison de courtage disparu

Le chef de l'entité hongkongaise d'une importante maison de courtage chinoise disparu le mois dernier est de retour au travail après avoir fourni son "aide" dans le cadre d'une enquête menée en Chine, a annoncé la société mercredi.

La disparition de Yim Fung, président de Guotai Junan International, filiale de Guotai Junan Securities à Hong Kong, est survenue alors que Pékin mène une campagne anticorruption visant désormais le secteur financier.

Dans un communiqué à la Bourse de Hong Kong, la maison de courtage dit que M. Yim sera de retour à son poste mercredi.

"Le Dr Yim, en tant que personne privée, a fourni son aide dans le cadre de certaines enquêtes menées par les autorités du continent pendant la période durant laquelle il était injoignable", dit le texte. "Ni le Dr Yim lui-même, ni la société, n'étaient visés par ces enquêtes".

Le mois dernier, Guotai International avait annoncé à la Bourse de Hong Kong qu'il était injoignable, ce qui avait fait plonger le titre.

Mercredi matin, l'action a grimpé de 6,9%, à 2,79 dollars de Hong Kong (0,3 euro).

Pékin multiplie les enquêtes sur le secteur financier chinois, déjà sous pression à la suite de la spectaculaire débâcle des Bourses locales cet été.

Le gouvernement avait alors adopté d'importantes mesures de soutien, réalisant -- via des organismes publics et les maisons de courtage -- des achats massifs d'actions sur les marchés.

Et la Commission de régulation des marchés financiers (CSRC) avait joué un rôle de premier plan, notamment en lançant procédures et enquêtes sur des "ventes à découvert criminelles", qui, d'après le gouvernement, étaient partiellement à l'origine du chaos.

Mais les organes de régulation sont désormais dans le collimateur des autorités anticorruption, tout comme les principales institutions financières du pays.

Les médias d'Etat avaient annoncé mi-novembre l'ouverture d'une enquête à l'encontre de Yao Gang, vice-président de la CSRC, pour "plusieurs infractions disciplinaires", une formule couramment employée pour qualifier des faits de corruption.

Or, M. Yao avait précédemment été, entre 1999 et 2002, le directeur général de Guotai Junan Securities, a noté l'agence Bloomberg.

lm/hg/ev/plh