NOUVELLES
22/12/2015 04:19 EST | Actualisé 22/12/2016 00:12 EST

Une douzaine de migrants en Allemagne avec des passeports liés à EI (presse)

Une "douzaine" de migrants en Allemagne disposeraient de passeports falsifiés syriens similaires à ceux de deux des kamikazes des attentats de Paris revendiqués par EI, selon le journal allemand Bild, des données que les autorités allemandes n'ont pas voulu confirmer mardi.

Ces passeports syriens présentés par "environ une douzaine de réfugiés" possèdent les "mêmes caractéristiques de falsification" que ceux de deux des kamikazes des attentats du 13 novembre orchestrés par l'organisation État islamique (EI), explique le tabloïd, qui cite "des milieux gouvernementaux".

Il s'agirait de vrais passeports volés en 2013 à Raqqa, le bastion du groupe jihadiste dans le nord de la Syrie, avant d'être falsifiés.

Selon Bild, les autorités allemandes ont perdu la trace de ces réfugiés qui ont présenté leurs faux passeports à leur entrée en Allemagne avant les attentats du 13 novembre. Les autorités n'ont pas relevé les empreintes digitales des réfugiés mais ont conservé les copies de leurs passeports.

Le ministère allemand de l'Intérieur, contacté par l'AFP, a refusé de s'exprimer sur ces affirmations "pour des raisons tactiques", mais a souligné être conscient des risques et de l'utilisation de passeports syriens falsifiés.

"Compte tenu des actuels mouvements migratoires vers l'Allemagne, on ne peut pas exclure que parmi les réfugiés puissent se trouver également des personnes issues de la criminalité en général, des criminels de guerre, des membres (...) d'organisations terroristes, ou des personnes aux opinions extrémistes", a expliqué à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Johannes Dimroth.

Plusieurs dizaines d'informations judiciaires ont en conséquence été ouvertes, a-t-il écrit à l'AFP sans plus de précisions.

Le journal allemand Die Welt avait révélé dimanche, en citant des services de renseignement occidentaux, que l'EI avait acquis des "dizaines de milliers" de passeports vierges en Syrie, en Irak et en Libye, qui pourraient être utilisés par de faux réfugiés pour rejoindre l'Europe.

Lors des attentats du 13 novembre en France, deux des kamikazes, qui se sont fait exploser aux alentours du Stade de France, avaient présenté des passeports syrien en Grèce lors de leur entrée dans l'Union européenne en octobre.

pho/alf/ih