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22/12/2015 12:11 EST | Actualisé 22/12/2016 00:12 EST

Tel-aînés : solitude et hausse des appels suicidaires pendant les Fêtes

Pour plusieurs aînés, la période des Fêtes est un moment particulièrement difficile. Tel-aînés enregistre en moyenne 1200 appels par mois, mais en décembre, l'organisme en cumule plus de 2000. Une proportion de ces appels provient d'aînés en crise suicidaire.

Un texte de Marie-Ève Tremblay

La période des Fêtes est le moment de l'année le plus achalandé pour Tel-aînés qui reçoit des appels de personnes âgées de 60 et plus provenant de partout dans le Grand Montréal. L'organisme ne ferme pas pendant les jours fériés puisque c'est à ce moment-là que les aînés ont le plus besoin d'aide, souligne la directrice générale de l'organisme, Rita Quesnel. Les 24 et 25 décembre sont les journées les plus occupées. La solitude est le principal motif des appels reçus.

Les bénévoles consacrent habituellement une vingtaine de minutes par appel, mais le jour de Noël, ça peut aller jusqu'à une heure. Ce jour-là, les familles visitent leurs proches aînés sur l'heure du midi, mais dès 13 h, notamment dans les centres d'hébergement de soins de longue durée (CHSLD), l'endroit se vide et la vraie vie recommence. C'est souvent à ce moment-là que les aînés appellent l'organisme, ajoute Rita Quesnel. 

Appels pour crises suicidaires en augmentation en décembre

Les appels qualifiés de crises suicidaires sont aussi plus fréquents pendant les Fêtes. Même s'ils ne représentent que 2 % des appels, il s'agit quand même d'une augmentation significative, explique Rita Quesnel. 

Il est plutôt rare que les bénévoles soient obligés de composer le 911 pour signaler des idées suicidaires d'appelants. Lorsqu'ils arrivent à discuter avec la personne en détresse, ça « diminue la pression qu'elle ressent » et « ça arrive à apaiser la crise ».

L'aide médicale à mourir accueillie favorablement

Aujourd'hui, la Cour d'appel du Québec a tranché, la portion de la Loi concernant les soins de fin de vie du Québec portant sur l'aide médicale à mourir est valide. Tel-aînés accueille favorablement ce jugement et croit qu'il était temps de « moderniser » la loi. Les bénévoles entendent tous les jours des aînés parler de leur souhait de mourir « dignement ». Plusieurs leur confient ouvertement vouloir mourir rapidement au lieu de se rendre « à la fin ».