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22/12/2015 10:57 EST | Actualisé 22/12/2016 00:12 EST

Petit rebond technique du pétrole à New York, dans un marché stagnant

Les cours du pétrole ont un peu monté mardi à New York, rebondissant à la faveur de raisons techniques, mais aucun élément d'actualité ne venait vraiment égayer la morosité liée à la surabondance générale.

Le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en février, dont c'était le premier jour de référence, a pris 33 cents à 36,14 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), restant proche de ses plus bas niveaux depuis début 2009. Il se situait très légèrement au-dessus du baril de Brent, et ce pour la première fois depuis plusieurs mois.

Signe que ce petit rebond ne témoignait pas d'un franc regain d'optimisme sur les marchés pétroliers, le prix du baril de Brent, référence européenne du brut, baissait lui légèrement à Londres et évoluait, à un peu plus de 36 dollars, autour de niveaux sans précédent depuis 2004.

"On est désormais passé au contrat de février pour le WTI", ce qui a pu donner un petit soutien technique au marché new-yorkais, a noté Kyle Cooper, de IAF Advisors. "Mais je ne pense pas que le déséquilibre s'arrange entre l'offre et la demande."

Le niveau élevé de l'offre, que ce soit aux Etats-Unis, dans l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ou en Russie, a largement contribué à maintenir les prix à un bas niveau en 2015, après une chute l'année précédente.

L'Opep a asséné un nouveau coup au marché début décembre en renonçant à se fixer des objectifs chiffrés de production, alors que beaucoup d'investisseurs espéraient à l'inverse des signes de bonne volonté quant à une réduction de l'offre.

Dans ce contexte, "à moins que l'on observe des chiffres hebdomadaires plus favorables sur l'offre américaine, l'état d'esprit va rester à la baisse", a prévenu M. Cooper.

L'American Petroleum Institute (API), fédération professionnelle du secteur aux Etats-Unis, va donner mardi après la clôture ses estimations, mais ce seront surtout les chiffres officiels du ministère de l'Energie (DoE), attendus mercredi, que le marché regardera avec attention en redoutant une hausse des réserves ou de la production de brut.

"Le contrat de février du WTI résiste bien, mais cela risque de changer une fois que l'on aura pris connaissance des chiffres de la semaine dernière" à propos de l'offre américaine, a prévenu Tim Evans de Citi.

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