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22/12/2015 04:53 EST | Actualisé 22/12/2016 00:12 EST

Panama : mandat d'arrêt délivré contre l'ex-président Martinelli

La Cour suprême du Panama a délivré lundi soir un mandat d'arrêt contre l'ex-président Ricardo Martinelli (2009-2014), poursuivi pour espionnage et actuellement en fuite à l'étranger, lequel a réagi mardi via Twitter en parlant d'un "procès politique".

L'ancien président libéral est accusé d'avoir intercepté les communications de quelque 150 personnes, dont des hommes d'affaires, des journalistes, des responsables de la société civile et des membres de l'opposition.

Le 11 décembre, il ne s'était pas présenté à son procès.

"Son absence empêche le déroulement de ce procès", a déclaré lundi soir le juge de la Cour suprême Luis Carrasco.

Le 10 octobre, le procureur en charge de l'affaire, Harry Diaz, avait fait appel à Interpol pour localiser l'ex-dirigeant, qui a quitté le Panama en janvier à bord d'un avion pour les Etats-Unis.

Martinelli a réagi mardi sur Twitter en qualifiant la décision de la Cour suprême de "1er round du procès politique".

L'ex-dirigeant dit s'être appuyé sur la Constitution panaméenne, "très claire" selon lui, où "il n'y a pas de loi" sur les écoutes téléphoniques permettant de justifier ces poursuites.

Les opposants à Martinelli l'ont toujours accusé, durant son mandat, d'instaurer une "dictature civile" à l'encontre de ses adversaires politiques.

L'ex-président, richissime homme d'affaires de 63 ans, fait l'objet d'une autre enquête de la Cour suprême, qui le soupçonne d'être impliqué dans la surfacturation d'un contrat de 45 millions de dollars d'achat d'aliments pour des écoles, dans le cadre du Plan d'action national (PAN) de lutte contre la pauvreté.

Plusieurs de ses anciens ministres et proches sont déjà incarcérés pour leur implication présumée dans des affaires de détournement de fonds et de corruption.

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