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22/12/2015 08:39 EST | Actualisé 22/12/2016 00:12 EST

Nouvelles sanctions américaines liées à la crise en Ukraine

Les États-Unis ont annoncé mardi avoir ajouté 34 noms à leur liste noire financière liée à la crise en Ukraine, afin notamment de cibler des séparatistes pro-russes, Moscou dénonçant une décision "inamicale".

Au total, 14 individus et entreprises sont visés pour avoir apporté un soutien matériel ou agi au nom de personnes sous le coup de sanctions américaines, indique le ministère américain du Trésor dans un communiqué.

"En mettant en échec les tentatives pour échapper aux sanctions, nous démontrons une nouvelle fois la détermination sans faille des États-Unis à faire pression sur la Russie pour qu'elle respecte (...) la souveraineté de l'Ukraine", a commenté John Smith, un des cadres du Trésor cité dans le communiqué.

Six séparatistes ukrainiens, qui étaient déjà sanctionnés par l'Union européenne, ont également été ajoutés à la liste noire du Trésor américain tout comme des proches de l'ancien président ukrainien pro-russe Viktor Ianoukovitch, évincé du pouvoir en février 2014.

Des entreprises actives dans la péninsule ukrainienne de Crimée, annexée par la Russie, sont également visées par le Trésor, selon le communiqué.

"Il s'agit de la poursuite d'une logique contradictoire et d'une ligne inamicale à l'encontre de la Russie, qui a des conséquences destructrices pour les relations bilatérales", a réagi devant les journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, indiquant que d'éventuelles mesures de représailles allaient être examinées par Moscou.

"Nous ne pouvons que regretter cette décision qui va à l'encontre du bon sens et de la coopération. Malheureusement, Washington a choisi une telle ligne qui contraste fortement avec les besoins réels du moment", a-t-il ajouté.

Aux termes de ces sanctions, les éventuels avoirs de ces individus aux États-Unis sont gelés et toute société ou ressortissant américains a pour interdiction de commercer avec eux.

Moscou est sous le coup de sanctions américaines et européennes pour son rôle présumé dans le conflit entre forces ukrainiennes et séparatistes pro-russes, qui a fait plus de 9.000 morts depuis avril 2014.

jt-pop/elc