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22/12/2015 08:08 EST | Actualisé 22/12/2016 00:12 EST

Libye: entretien téléphonique entre Fabius et le nouveau Premier ministre libyen

Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a assuré mardi du soutien de la France Fayyez al-Sarraj, futur Premier ministre d'un gouvernement d'union nationale libyen censé se mettre en place avant mi-janvier, selon son ministère.

Ce gouvernement doit se mettre en place à Tripoli au terme d'un fragile accord conclu en décembre sous l'égide de l'ONU.

Lors d'un entretien téléphonique, M. Fabius a assuré M. al-Sarraj "que la France se tenait aux côtés du peuple libyen pour surmonter les défis auxquels le pays est confronté, à commencer par la sécurisation de la capitale, le retour à la stabilité et la lutte contre le terrorisme", a précisé le Quai d'Orsay dans un communiqué.

Le ministre a également annoncé à son interlocuteur la livraison prochaine d'une aide médicale d'urgence sous forme de médicaments à l'hôpital de Benghazi, grande ville de l'est de la Libye où les combats entre groupes armés continuent à faire rage.

M. Fayyez al-Sarraj, un homme d'affaires libyen, est officiellement considéré par la communauté internationale comme le nouveau Premier ministre libyen, après l'accord signé le 17 décembre à Shkirat (Maroc) sur la mise en place d'un gouvernement d'union nationale, pour tenter de sortir la Libye du chaos dans lequel elle s'est enfoncée depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

L'accord, sous l'égide de l'ONU, prévoit la mise en place d'un gouvernement d'union nationale basé à Tripoli, composé de 17 ministres dont deux femmes. Il a été signé après des mois de difficiles tractations entre les deux Parlements et gouvernements se disputant le pouvoir en Libye.

Toutefois, il reste très fragile, les chefs des Parlements rivaux de Tobrouk et Tripoli l'ayant d'emblée rejeté, et alors que la situation sécuritaire est désastreuse en Libye, ravagée par les combats entre milices rivales, et où le groupe jihadiste Etat islamique est en train de s'implanter.

L'émissaire de l'ONU pour la Libye, Martin Kobler, a indiqué dimanche dans un entretien à l'AFP que des contacts avaient été établis à Tripoli avec des responsables de la sécurité, dont des milices, en vue d'installer le futur gouvernement.

Le Conseil de sécurité de l'ONU doit adopter dans les jours qui viennent une résolution entérinant l'accord de Shkirat.

cf/prh/cel