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22/12/2015 10:54 EST | Actualisé 22/12/2016 00:12 EST

Le dopage a raison du bras droit de Sebastian Coe

Le président de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF), Sebastian Coe, perd son bras droit, emporté par le scandale de dopage qui éclabousse l'athlétisme russe.

Nick Davies a démissionné mardi de son poste, à la suite de révélations parues dans le journal français Le Monde le mettant en cause dans un scandale de dopage.

Il a tenté, écrit-on dans Le Monde, de retarder la révélation de certains cas de dopage d'athlètes russes en 2013 pour ne pas nuire au bon déroulement des Championnats du monde organisés à Moscou.

« J'ai décidé de démissionner (du poste de chef de cabinet de Sebastian Coe à l'IAAF) pour laisser le temps au comité d'éthique d'étudier le dossier, et de déterminer si je suis responsable d'une quelconque infraction au code d'éthique de l'IAAF », a expliqué Nick Davies dans un communiqué transmis par l'instance.

Dans un article, Le Monde présente un courriel daté du 19 juillet 2013 envoyé par Nick Davies à Papa Massata Diack (PMD), alors consultant marketing de l'IAAF et... fils de l'ancien président de l'IAAF Lamine Diack.

« Si les coupables ne participent pas à la compétition, alors nous pourrions bien attendre que les Championnats se terminent pour annoncer les cas », a écrit Nick Davies, à l'attention de PMD.

Il a également évoqué l'idée d'une campagne médiatique « officieuse » de l'IAAF, en collaboration avec une société spécialisée dans le marketing sportif, CSM, dont le directeur général était Sebastian Coe.

Dans une réponse au journal Le Monde, Nick Davies se défend.

Il précise qu'« aucun plan n'a été mis en place suite à ce courriel, et il n'y a absolument aucune possibilité qu'une stratégie ou plan média puisse interférer avec la procédure antidopage ».

De plus, il affirme qu'il n'a « pas abordé ces idées avec CSM », ajoutant que « CSM n'a jamais travaillé pour l'IAAF en quelque capacité que ce soit, depuis que Sebastian Coe en est membre ».