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22/12/2015 18:08 EST | Actualisé 22/12/2016 00:12 EST

La justice néo-zélandaise dit oui à l'extradition vers les Etats-Unis de Kim Dotcom

Un juge de Nouvelle-Zélande a statué mercredi que le fondateur de Megaupload.com Kim Dotcom pouvait être extradé vers les Etats-Unis, qui l'accusent de fraude, de blanchiment et de racket pour avoir été l'architecte de pillages en ligne.

Après un procès qui a duré neuf semaines, le juge Nevin Dawson a estimé qu'il existait des preuves "accablantes" contre Kim Dotcom, qui tente depuis quatre ans d'éviter d'être envoyé aux Etats-Unis.

En arrivant devant un tribunal d'Auckland pour y entendre le jugement, cet Allemand de 41 ans, de son vrai nom Kim Schmitz, a lancé à la presse: "C'est Noël. Voyons ce que le père Noël a dans sa hotte".

Il a déjà fait savoir qu'il allait combattre toute décision qui n'irait pas dans son sens.

La ministre néo-zélandaise de la Justice Amy Adams, qui devra donner son feu vert à toute mesure d'extradition, a déclaré qu'elle attendrait de voir si l'intéressé allait faire appel de ce jugement.

"Si ce n'est pas le cas, je devrais alors évaluer la détermination du tribunal et les conseils du ministère de la Justice", a-t-elle déclaré. "Comme ce jugement est susceptible d'être frappé d'appel, il ne serait pas approprié pour moi de faire davantage de commentaires".

L'affaire avait éclaté en janvier 2011 lorsque la police néo-zélandaise avait mené un spectaculaire raid matinal au domicile luxueux de Kim Dotcom.

Le département américain de la Justice et le FBI l'accusent d'avoir orchestré un pillage en ligne à grande échelle grâce à Megaupload, son emblématique plateforme de téléchargement direct, qui a été fermée par la justice américaine.

Kim Dotcom et trois anciens de Megaupload - Finn Batato, Mathias Ortmann et Bram van der Kolk - sont accusés d'avoir tiré de leur activité 175 millions de dollars de profit et causé plus d'un demi-milliard de dollars de pertes aux ayants-droit des oeuvres musicales, films et autres produits piratés.

Recherché pour fraude, racket et blanchiment, Kim Dotcom se défend de toute infraction, en se présentant comme un entrepreneur du net.

En cas d'extradition aux Etats-Unis, il encourt 20 ans de prison.

cf/mp/ev/plh