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22/12/2015 07:39 EST | Actualisé 22/12/2016 00:12 EST

La Grèce rappelle son ambassadeur à Prague après des propos "méprisants" de responsables

La Grèce a rappelé son ambassadeur en République tchèque après plusieurs remarques "méprisantes" de Prague à l'égard du gouvernement à Athènes, a annoncé mardi le gouvernement grec.

"Notre ambassadeur a été rappelé pour consultation", a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Constantinos Koutras, soulignant qu'il y avait eu "une série de remarques méprisantes de responsables tchèques, la dernière en date provenant du président".

Le président Milos Zeman avait affirmé la semaine dernière que son pays devrait rejoindre la zone euro au premier jour de la sortie de la Grèce, lourdement endettée, de cet espace monétaire.

Il s'est également dit "très déçu" que les négociations autour d'un troisième plan de sauvetage du pays n'aient pas abouti à une sortie de la Grèce de l'euro.

Les responsables tchèques ont également eu des remarques désobligeantes au sujet de la manière dont la Grèce traite la crise des migrants, selon M. Koutras.

"Nous avons récemment effectué une démarche, mais il n'y a pas eu de changement (d'attitude), nous sommes passés à l'étape suivante", a-t-il dit.

"La République tchèque est membre de l'UE aussi grâce à la Grèce", a encore dit le porte-parole.

La République tchèque est l'un des dix pays qui ont adhéré à l'UE en 2004, à la suite de négociations finalisées sous la présidence grecque de l'Union un an plus tôt.

Les services de la présidence tchèque n'ont pas souhaité commenter ce rappel, mais le porte-parole de M. Zeman, Jiri Ovcacek, a indiqué que le président n'avait nullement l'intention de s'autocensurer.

"La position de Zeman a été exprimée publiquement à plusieurs reprises ces derniers mois. Zeman maintient et maintiendra cette position et continuera à l'évoquer en public", a déclaré M. Ovcacek selon des propos rapportés par l'agence de presse CTK.

Les ministères des Affaires étrangères grecs et tchèques doivent discuter de cette affaire au cours d'une conférence téléphonique mardi ou mercredi, a indiqué à l'AFP le ministère des Affaires étrangères tchèque.

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