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22/12/2015 07:15 EST | Actualisé 22/12/2016 00:12 EST

L'Egypte choisit une firme étrangère pour examiner la sécurité dans ses aéroports

L'Egypte a indiqué mardi qu'elle avait loué les services d'une société étrangère pour passer en revue les mesures de sécurité dans ses aéroports, deux mois après le crash d'un avion de touristes russes dans la péninsule du Sinaï.

Control Risks, une société de conseil en sécurité basée à Londres, a été choisi pour examiner la sécurité dans les aéroports du Caire et de Charm el-Cheikh, dans le Sinaï, ont indiqué des responsables égyptiens.

"Le gouvernement a choisi Control Risks qui doit commencer immédiatement à établir un examen complet de la sécurité dans les aéroports en Egypte", a dit lors d'une conférence de presse le ministre du Tourisme, Hicham Zaazou.

"La compagnie va entamer immédiatement son travail avec les aéroports du Caire et de Charm el-Cheikh", a dit le ministre, niant que cette décision soit liée au crash de l'avion russe, pour lequel la piste de l'attentat avait été privilégiée par plusieurs pays mais pas par l'Egypte.

"L'objectif est de s'assurer que les aéroports ont les normes de sécurité les plus élevées", a indiqué pour sa part le ministre de l'Aviation civile Hossam Kamal.

Le 31 octobre, un Airbus A-321 de la compagnie russe Metrojet s'était disloqué soudainement en vol, 23 minutes après avoir décollé de Charm el-Cheikh.

Mi-novembre, le président russe Vladimir Poutine avait annoncé que les enquêteurs russes avaient trouvé les preuves qu'une bombe placée dans l'appareil était à l'origine du crash.

La branche égyptienne du groupe Etat islamique (EI) avait affirmé être derrière le crash, disant avoir placé une bombe à l'intérieur de l'appareil.

Mais depuis le premier jour, l'Egypte s'évertue à nier la thèse d'un attentat, sans doute de peur que le tourisme, pilier de son économie extrêmement fragile, ne s'effondre.

Après le crash, le Royaume-Uni avait presque immédiatement annulé ses vols à destination de Charm el-Cheikh et rapatrié ses ressortissants.

Peu après, la Russie avait interdit tout vol vers l'Egypte, ramenant également ses ressortissants à bord de vols spéciaux.

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