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22/12/2015 11:03 EST | Actualisé 22/12/2016 00:12 EST

L'Atlantique est complètement rouge

S'il y a un phénomène politique qui a marqué cette année 2015, c'est bien le virage rouge qu'ont choisi les électeurs de l'Atlantique.

Les conservateurs n'ont jamais fait un aussi mauvais score en Atlantique depuis la Confédération lors d'une élection fédérale.

Les résidents des provinces de l'Île-du-Prince-Édouard et de Terre-Neuve-et-Labrador ont aussi choisi d'élire des gouvernements libéraux, joignant ainsi la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick.

En mai, les électeurs de l'Île-du-Prince-Édouard ont donné le ton en choisissant un gouvernement libéral.

Fidèle à leur réputation, 86 % des électeurs se sont rendu aux urnes pour donner le pouvoir à Wade MacLauchlan, sauf que le parti du nouveau premier ministre a perdu cinq sièges.

Puis, en octobre, les libéraux parviennent à faire élire tous leurs candidats lors de l'élection fédérale. Les 32 circonscriptions virent au rouge.

Jamais de toute l'histoire, le Parti libéral du Canada avait réussi à remporter l'ensemble des circonscriptions des quatre provinces.

L'économie de la région est caractérisée par des emplois saisonniers et les électeurs étaient incertains sur ce que les autres partis comptaient faire. Les rouges sont parvenus à chasser des piliers des autres partis.

À l'Île-du-Prince-Édouard, la populaire ex-ministre des Pêches et Océans, Gail Shea, perd d'abord son siège dans Egmont... un mauvais départ pour l'opposition.

Puis, de populaires candidats néo-démocrates se voient aussi montrer la porte par les électeurs de la Nouvelle-Écosse.

Finalement, les libéraux de Dwight Ball à Terre-Neuve-et-Labrador ont concrétisé l'exploit ultime d'une formation politique. Ils ont pris le contrôle de la province après le règne de 12 ans des progressistes-conservateurs.

La victoire était presque écrite dans le ciel. Les électeurs voulaient du changement dans cette province qui connaît des difficultés financières notamment en raison de la perte de revenus, liée à la baisse du prix du pétrole.

Le nombre de députés progressistes-conservateurs est passé de 28 à 7.

Le Canada Atlantique a donc jeté son dévolu sur le Parti libéral en 2015. Les défis demeurent cependant nombreux et les électeurs semblent avoir crû bon de mettre tous leurs oeufs dans le même panier.

D'après le reportage de Pierre-Alexandre Bolduc