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22/12/2015 10:06 EST | Actualisé 22/12/2015 10:07 EST

Quand policiers et automobilistes jouent au chat et à la souris sur les réseaux sociaux

Thomas Trutschel via Getty Images
BUECHELOH, GERMANY - JULY 17: Woman sending a text message while driving a car on July 17, 2014, in Buecheloh, Germany. (Photo by Thomas Trutschel/Photothek via Getty Images)***Local Caption***

Les policiers de la région de la capitale nationale doivent désormais composer avec le fait que les réseaux sociaux sont utilisés pour signaler l'emplacement des barrages ou des contrôles routiers.

Par exemple, la page Facebook « Spotted radars photo Gatineau » permet aux automobilistes de spécifier en temps réel la présence d'un appareil radar ou d'un barrage policier.

Ce comportement est légal selon le Service de police d'Ottawa (SPO), qui s'inquiète toutefois des conséquences possibles de la diffusion de ces renseignements.

« Ils aident des personnes, qui sont peut-être en état d'ébriété, à passer à côté d'un barrage. Comment ils se sentiraient si cette personne-là, qui ne se fait pas intercepter, cause un accident mortel ou des blessures graves? », s'interroge le porte-parole du SPO, Marc Soucy.

Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) estime, pour sa part, que ces renseignements ne sont pas une entrave au travail de ses agents. La diffusion d'information sur la présence des policiers est même perçue positivement, à cause de son effet dissuasif.

« On voit ça d'un bon œil, parce que si c'est pour lancer un message qu'il y a un barrage routier quelque part, ça peut aider les gens à planifier leur retour à la maison, à décider d'appeler une connaissance, un taxi ou en ce temps-ci de l'année, Nez rouge », souligne le porte-parole du SPVG, Jean-Paul Lemay.

Selon lui, les policiers ont d'autres moyens pour intercepter des conducteurs qui semblent sous l'emprise de l'alcool.

Par ailleurs, M. Lemay indique que les opérations sur les routes servent aussi à vérifier la présence des pneus d'hiver ou la conformité des papiers des conducteurs.

D'après un reportage de Michel-Denis Potvin