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22/12/2015 01:07 EST | Actualisé 22/12/2016 00:12 EST

Fifa - Blatter avait fait pire par le passé, estime Chung Mong-joon

Chung Mong-joon, ancien vice-président de la Fifa suspendu six ans, s'est félicité mardi de la suspension de Joseph Blatter pour 8 ans, en estimant que les faits étaient finalement "mineurs" par rapport à d'autres scandales dans lesquels il a été impliqué.

"Comparé aux affaires ISL ou Visa-Master Card, c'est un cas de corruption mineur" qui a fait tomber Blatter, a déclaré Chung en référence au versement en 2011 de 1,8 million d'euros à Michel Platini, président de l'UEFA également suspendu 8 ans lundi par la commission d'éthique de la Fifa, pour un travail de conseiller terminé en 2002.

"Dans l'affaire ISL, qui était un cas de corruption bien plus grave, la commission d'éthique a exonéré Blatter en disant qu'il avait simplement été +maladroit+. Il est intéressant de voir que (cette fois) la commission d'éthique n'a pas considéré Blatter comme juste +maladroit+", a développé Chung dans une déclaration transmise à l'AFP par son porte-parole.

Selon lui, "la commission d'éthique semble vouloir très fort se racheter".

Le milliardaire sud-coréen, membre de la famille propriétaire de Hyundai, a été reconnu coupable d'infractions dans le cadre de l'attribution des Mondiaux 2018 et 2022 et suspendu 6 ans, le 8 octobre, par la commission d'éthique de la Fifa alors qu'il entendait être candidat à la succession de Blatter à la présidence de l'instance mondiale.

Il avait alors accusé la commission d'éthique d'être le "tueur à gages de Sepp Blatter".

L'affaire ISL à laquelle fait référence Chung concerne une enquête américaine sur cette société de marketing sportif soupçonnée d'avoir versé 92 millions d'euros de pots-de-vin pour obtenir des droits de diffusion de plusieurs compétitions dans les années 1990.

A cette époque, Blatter était le bras-droit du président de la Fifa Joao Havelange avant de lui succéder en 1998 et il a toujours maintenu n'avoir jamais été au courant de pratiques de corruption.

L'affaire Visa-Mastercard concerne un litige entre ces deux sponsors de la Fifa qui a coûté 90 millions de dollars (environ 82 M EUR) à l'instance.

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