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22/12/2015 15:56 EST | Actualisé 22/12/2016 00:12 EST

Argentine: les forces de l'ordre dispersent les manifestants qui bloquaient un aéroport

Des heurts ont opposé mardi des manifestants qui bloquaient depuis cinq jours l'accès au plus grand aéroport d'Argentine et les forces de l'ordre qui les ont dispersés avec du gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc.

Quelque 250 hommes de la gendarmerie argentine en tenue anti-émeutes et équipés de canons à eau ont lancé dans la matinée une opération pour débloquer l'autoroute d'accès à l'aéroport international d'Ezeiza, près de Buenos Aires. Plusieurs manifestants ont été blessés lors d'affrontements au corps à corps avec les gendarmes.

L'entrée de l'aéroport était partiellement bloquée depuis la semaine dernière par des employés d'une entreprise avicole locale menacée de faillite et qui réclament leurs salaires.

L'une des centrales syndicales argentines, la CTA, a protesté dans un communiqué contre "la brutale répression" contre les employés de l'entreprise Cresta Roja, qui appartient au groupe Rasic.

Des affrontements ont eu lieu près de l'aéroport international, situé à 30 kilomètres au sud de Buenos Aires, où les forces de l'ordre ont tiré des balles en caoutchouc et utilisé leurs canons à eau pour tenter de disperser les manifestants qui leur ont lancé des pierres.

"Nous avons subi une répression brutale", a déclaré à la presse Cristian Villalba, délégué des employés. "Nous avons dix ou douze blessés".

"Hier ils nous avaient dit que nous pouvions poursuivre la manifestation si nous laissions deux voies de l'autoroute libres, et aujourd'hui ils nous ont donné cinq minutes pour libérer l'autoroute sur ordre de Mauricio Macri", le nouveau président argentin, a dit M. Villalba.

Mauricio Macri, un libéral de centre-droit, est entré en fonction le 10 décembre.

La décision d'envoyer les forces de l'ordre débloquer l'autoroute marque l'entrée en vigueur de nouvelles dispositions adoptées par le gouvernement du nouveau président pour interdire les blocages de routes. Cette forme de protestation sociale courante en Argentine et qui crée le chaos dans la circulation est rejetée par une bonne partie de la population.

Ces derniers jours, des dizaines de passagers ont dû traverser à pied le barrage des manifestants et marcher pendant deux kilomètres avec leurs bagages le long de l'autoroute pour aller prendre leurs avions.

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