POLITIQUE
21/12/2015 05:39 EST | Actualisé 21/12/2015 05:43 EST

Les libéraux de Trudeau pourraient légaliser la marijuana dans «un an ou deux» (VIDÉO)

La légalisation de la marijuana est une promesse électorale que le premier ministre Justin Trudeau entend respecter au cours de son premier mandat. Un projet qui pourrait même devenir réalité aussi tôt qu'en 2016 ou 2017, a-t-il précisé dans une entrevue de fin d'année accordée à Radio-Canada.

La question lui a été posée par une jeune de 15 ans alors qu'il était au métro Place-des-Arts, à Montréal, où se déroulait l'entrevue. Le chef libéral, qui veut être un premier ministre proche des citoyens, avait posé la condition que l'entretien se déroule dans un endroit public.

« L'important pour moi, c'est de le faire comme il faut », a-t-il répondu d'emblée à l'adolescente, tenant à préciser qu'il y avait « deux raisons, principalement » pour légaliser le cannabis.

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D'abord, a-t-il affirmé, les jeunes ont parfois plus de facilité à se procurer de la marijuana que « de la bière ou même des cigarettes ». « On n'a pas besoin de montrer notre carte d'identité à un criminel qui vend de la mari », a-t-il argué. L'idée d'en encadrer la vente part donc d'une volonté de « protéger les jeunes ».

Ensuite, cela priverait le crime organisé et les gangs de rue de « sources de revenus importants » et procurerait à l'État davantage de revenus pour, par exemple, « pouvoir investir en apprentissage, en éducation », a-t-il ajouté.

« Toi, est-ce que tu trouves ça... Est-ce que tu as des amis qui savent facilement acheter de la mari? », s'est repris Justin Trudeau en s'adressant à la jeune fille. « Oui, en effet! », a-t-elle répondu.

« Mais si je légalise [la marijuana], ça va être plus difficile pour [tes] amis d'en acheter. »

— Justin Trudeau, premier ministre du Canada

« Ce qui est une bonne chose », ont-ils tous les deux convenu.

Il dit ne pas craindre qu'une telle décision encourage la consommation de marijuana. Même si on connaît les risques que représentent l'alcool et les cigarettes, ils sont tous les deux permis, a-t-il ajouté.

Ce qu'il faut, c'est « donner une meilleure information ».

S'inspirer de ce qui se fait ailleurs

Le gouvernement libéral entend regarder « ce qui se fait aux États-Unis [et] un peu partout dans le monde » et « consulter les Canadiens », a indiqué le premier ministre, qui a indiqué que la distribution pourrait se faire d'une façon différente d'une province à l'autre.

« Mais on va faire ça de façon responsable », a-t-il assuré.

La décision de confier exclusivement - ou non - la distribution de la marijuana à l'État, par exemple par l'intermédiaire de la Société des alcools du Québec (SAQ) ou du Liquor Control Board of Ontario (LCBO) fera partie des enjeux étudiés, a-t-il dit. L' important, a-t-il plaidé, c'est de ne plus avoir un marché noir.

« L'horizon, c'est un an ou deux. Je ne sais pas exactement, on a des gens qui travaillent là-dessus », a souligné Justin Trudeau. « C'est pour dans un délai raisonnable. Ça ne va pas tarder », a-t-il assuré.

Au cours de l'entrevue, le premier ministre canadien a également abordé des questions reliées à la participation canadienne à la lutte contre le groupe armé État islamique, au blogueur d'origine saoudienne Raïf Badawi, à l'image qu'il projette et à sa vie privée.

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