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Que la force soit avec Alex Boisvert-Lacroix

Alex Boisvert-Lacroix flotte encore sur un nuage. Rien à voir avec ses quatre podiums récoltés durant les premières Coupes du monde de patinage de vitesse sur longue piste de la saison.

Un texte de Jean-Patrick Balleux

C'est plutôt sa course contre le champion du monde en titre, le Russe Pavel Kulizhnikov, qui l'a secoué.

« C'était un gros défi. J'ai eu un excellent départ et j'ai mis de la pression sur Pavel. Malheureusement, Pavel est tombé dans le premier virage devant moi. J'ai été capable de garder mon focus malgré cette crainte qu'il me fauche pour terminer 2e dans une course assez spéciale. Avec la foule, c'était super. »

Il faut savoir qu'Heerenveen aux Pays-Bas est la Mecque du patinage de vitesse sur longue piste.

Les récents succès de Boisvert-Lacroix, combinés à ceux de ses coéquipiers (23 médailles en Coupe du monde pour le meilleur début de saison de l'équipe depuis la saison 2009-2010 avec 29 podiums) s'expliqueraient par un été de préparation différente.

« La recette vient de l'entraînement polarisé. C'est un entraînement où on fait beaucoup de volume en très basse intensité. L'autre partie, c'est un entraînement très intense, mais plus court. Avec ces deux zones dans l'extrême, on ne joue jamais dans le milieu, c'est ce qui fait qu'on est si puissants sur l'anneau de 400 mètres », explique l'étudiant en éducation physique à peine revenu d'Europe.

« Je suis surpris de voir qu'on est 5 Canadiens dans le top 10 mondial en ce moment. Une partie de ce succès revient à Laurent Dubreuil qui a été exceptionnel l'an passé sur la scène internationale. Il nous a montré que c'était possible. Il a ouvert la marche pour nous » confie le patineur originaire de Sherbrooke qui a fait le saut du courte piste au longue piste en 2011.

Un ovale à Québec?

S'il brille à l'étranger sur les grands anneaux, c'est sur une glace de courte piste, à l'aréna Maurice-Richard de Montréal, que Boisvert-Lacroix pousse la machine à fond. Un désavantage par rapport aux Canadiens de l'Ouest ou aux Européens qui profitent d'anneaux de 400 mètres à l'année?

« On aime le voir comme un avantage pour travailler nos virages. On a des virages excellents sur la scène internationale parce qu'on est habitués de (les faire) sur des virages aigus. C'est certain qu'on aimerait avoir un anneau couvert à Québec. On aurait plus d'athlètes intéressés à essayer le longue piste et des potentiels très intéressants venant du courte piste », poursuit le patineur qualifié sur 500 mètres pour les mondiaux par distances individuelles.

« Me classer pour le mondial était mon objectif au début de la saison. Durant l'été, je me sentais très en forme. Je savais que j'avais de bonnes chances de me classer. Par contre, de réussir à me classer pour mon premier Mondial individuel à 28 ans... Enfin, j'y suis! »

« Je visais des top 10 le plus possible, mais de là à être toujours dans le top 10 et de monter sur le podium aussi souvent... Je savais que c'était un bon défi. Il faut croire que j'ai sous-estimé ma force. »

Que la force soit avec toi, Alex.

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