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PKP en politique : Québecor et Québec doivent agir pour préserver l'indépendance journalistique

Le Centre d'études sur les médias (CEM) vient de rendre publique une étude indépendante sur la situation « exceptionnelle » créée par l'élection de Pierre Karl Péladeau, actionnaire majoritaire de Québecor, à la tête du Parti québécois et en tant que député de Saint-Jérôme.

« Il faut protéger les médias et les journalistes des pressions indues du propriétaire », affirment-ils en expliquant que tant le gouvernement du Québec que Québecor doivent prendre des mesures en ce sens afin de protéger « l'indépendance des journalistes et des dirigeants de rédactions ».

Aux yeux des auteurs du rapport, la situation particulière de M. Péladeau, tant dans le paysage politique que dans le paysage médiatique du Québec, nécessite que soient implantés trois types de solutions :

  • l'intervention législative ou réglementaire;
  • les mesures que pourrait prendre Québecor;
  • la régulation par le débat public.

Les auteurs, Colette Brin, Florian Sauvageau et Daniel Giroux, estiment que le gouvernement du Québec doit mettre en place une loi d'application universelle pour préserver l'indépendance des journalistes non seulement ceux de Québecor mais de l'ensemble de ceux qui composent l'univers médiatique de la province.

Refus de la « joute politique »

En décembre, l'an dernier, le CEM avait refusé l'offre du gouvernement de Philippe Couillard de mener une réflexion sur la concentration des médias, dans la foulée du cas de Pierre Karl Péladeau. Le CEM considérait ainsi qu'il évitait de se prêter à une « joute politique ». Le fait que les différents partis politiques n'étaient pas parvenus à s'entendre sur le mandat à confier au CEM avait aussi motivé ce dernier à ne pas donner suite à l'offre du gouvernement. C'est dans ce contexte que le Centre avait choisi de mener plutôt une étude indépendante, sans formuler de recommandations.

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