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11/12/2015 07:50 EST | Actualisé 14/12/2015 12:41 EST

Maison Bleue: un îlot de douceur pour femmes enceintes (PHOTOS/VIDÉO)

Si vous passez devant, vous ne la remarquerez probablement pas. À part quelques poussettes devant l’entrée, la Maison Bleue ressemble à toutes les autres maisons du quartier Côte-des-Neiges à Montréal.

Derrière la porte, en guise de locataires : une sage femme, un médecin, une psychoéducatrice, une travailleuse sociale, entre autres. Et surtout, une armée de ventres ronds et de bambins joyeux.


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Fondée en 2007 par Dre Vania Jimenez et sa fille Amélie Sigouin, la Maison Bleue offre des ressources médicales, psychologiques et sociales à des femmes enceintes en situation de vulnérabilité et à leur famille.

« On parle de violence conjugale, grossesse non désirée, bébé fruit d’un viol, santé mentale, toxicomanie, monoparentalité, statut migratoire précaire, négligence, histoire de DPJ », explique la directrice et cofondatrice de la Maison Bleue, Amélie Sigouin. « En général nos familles cumulent plusieurs facteurs [de vulnérabilité]. »

Les femmes sont prises en charge par un médecin et une sage femme durant la grossesse, puis elles seront suivies avec leur famille jusqu’à ce que leur dernier enfant ait 5 ans. « Évidemment, c’est exponentiel, parce que, des fois, on est à la troisième grossesse! » dit Mme Sigouin en souriant.

À la Maison Bleue, pas de blouses blanches, de files d’attente, ni de néons blancs.

Les services sont réunis au même endroit, et entre deux rendez-vous on peut se faire un café dans la cuisine ou s’installer dans un fauteuil de la véranda.

Une des mamans qui fréquente le centre raconte qu’elle est arrivée au Canada il y a environ un an pour rejoindre son conjoint, mais qu’ils se sont séparés alors qu’elle était enceinte.

Seule, sans ressources, elle dit avoir été complètement désemparée. « Mais quand on m’a mis en contact avec la Maison Bleue, je me suis sentie beaucoup plus soutenue, » dit-elle. « Je ne sentais plus le vide autour de moi, au Canada. »

Plusieurs activités de groupe sont proposées aux mamans, ce qui leur permet d’échanger conseils et confidences.

« C’est l’amour qu’il y a dans cette maison, la chaleur qu’on y trouve », dit la mère. « On est tous une famille ici. »

Malgré tout, il est parfois difficile pour certaines femmes de s’ouvrir aux intervenants. Pour Amélie Sigouin, c’est là leur plus grande vulnérabilité. Il faut briser la coquille. « Le but de la Maison Bleue c’est de créer un lien », dit-elle. « Une fois qu’on va avoir créé un lien, on va pouvoir travailler ensemble. »

Il existe une deuxième Maison Bleue à Montréal, dans le quartier Parc-Extension. Trois Maison Bleue devraient voir le jour dans les prochains mois : dans l’Est et au centre-ville de Montréal, et une à Québec.

Pour d'autres informations ou pour des dons: maisonbleue.info

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