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10/12/2015 05:42 EST | Actualisé 10/12/2016 00:12 EST

Traçage des passagers aériens: Londres salue les avancées vers l'adoption du "PNR"

La ministre britannique de l'Intérieur, Theresa May, a salué jeudi l'adoption en commission au Parlement européen du registre européen des données des passagers aériens, dit "PNR", qui ouvre la voie à une adoption en séance plénière début 2016.

C'est une "importante étape et un exemple de la coopération entre l'Union européenne et les États membres sur le partage de renseignements et d'informations qui va nous aider dans la bataille contre le terrorisme", a déclaré la ministre après une réunion avec quatre de ses homologues européens, l'ambassadeur polonais au Royaume-Uni, le Commissaire européen aux migrations Dimitris Avramopoulos et la ministre américaine de la Justice, Loretta Lynch.

"C'est une excellente nouvelle", a déclaré le ministre espagnol de l'Intérieur, Jorge Fernandez Diaz, qui participait à la réunion.

La commission des libertés civiles du Parlement européen a donné son feu vert jeudi à un compromis trouvé avec les États membres de l'UE, au terme d'un bras de fer de plusieurs années.

Si elle est adoptée par les députés européens en plénière au début de l'année prochaine, la directive "PNR" (Passenger Name Record, en anglais) devra ensuite être transposée dans les deux ans dans les différents États membres.

Les données "PNR" désignent les informations fournies par les passagers aux transporteurs aériens (itinéraire, coordonnées ou encore moyens de paiement). Les compagnies aériennes auront l'obligation de les transférer aux États membres concernés par un vol, lesquels devront ensuite les partager avec les autres.

Au cours de la réunion tenue jeudi à Londres, le Royaume-uni, la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne et la Pologne ont adopté un accord de coopération dans les domaines de la lutte contre la radicalisation, l'extrémisme et le terrorisme.

"Nous sommes unis dans notre détermination à combattre le terrorisme à travers une réponse nationale et internationale ferme mais proportionnée face à la menace posée par Daech et à contrer l'extrémisme violent et la radicalisation", a assuré Theresa May.

"Dans cette lutte, nous devons former un partenariat avec la société dans son ensemble. Nous devons travailler avec les communautés pour déraciner la radicalisation conduisant à la violence et nous rejetons aujourd'hui toute tentative de créer des divisions et de marginaliser ceux que nous cherchons à protéger", a-t-elle encore déclaré.

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