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10/12/2015 06:50 EST | Actualisé 10/12/2016 00:12 EST

Toiles néerlandaises volées: Kiev invite les Pays-Bas à participer à l'enquête

L'Ukraine a invité jeudi les Pays-Bas à participer à l'enquête sur la découverte présumée dans l'est du pays de toiles de maîtres néerlandais du 17e siècle, volées il y a dix ans à un musée du nord-ouest des Pays-Bas.

"Nous attendons, et ils sont les bienvenus ici en Ukraine, les enquêteurs officiels qui pourront instruire cette affaire (...) avec nos enquêteurs", a déclaré aux journalistes Khatia Dekanoïdze, chef de la police nationale ukrainienne.

"Nos portes sont ouvertes. Nous sommes transparents", a-t-elle ajouté.

Le musée néerlandais WestFries, installé dans la ville de Hoorn, a révélé lundi que 24 toiles volées en 2005 semblaient se trouver aux mains de deux miliciens ukrainiens du bataillon de volontaires OUN, qui combat dans l'Est du pays.

Les toiles, signées Jan Linsen, Jan van Goyen ou encore Jacob Waben, étaient estimées à 10 millions d'euros au moment du vol.

Selon le musée, les miliciens ukrainiens se sont présentés en juillet à l'ambassade des Pays-Bas à Kiev, assurant être en possession de la collection entière. Pour prouver leurs dires, ils ont présenté une photo d'une des toiles à côté d'un exemplaire récent d'un quotidien ukrainien.

Leur milice aurait retrouvé les oeuvres dans une villa abandonnée dans l'est de l'Ukraine, où s'affrontent Kiev et les rebelles prorusses.

Par l'intermédiaire d'un historien de l'art spécialisé dans les enquêtes sur des oeuvres dérobées, le musée a alors essayé de négocier avec ces hommes, qui ont d'abord réclamé 50 millions d'euros avant de réduire leurs prétentions à cinq millions d'euros.

Les oeuvres sont désormais évaluées par les experts, d'après l'état d'une des toiles, à 500.000 euros.

Mardi, le ministre des Affaires étrangères ukrainien Pavlo Klimkine a déclaré que les autorités compétentes "travaillaient" sur cette affaire.

Le parquet général d'Ukraine a de son côté indiqué à l'AFP que le procureur militaire en chef avait été chargé de "vérifier" l'éventuelle implication de volontaires ukrainiens.

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