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10/12/2015 03:10 EST | Actualisé 10/12/2016 00:12 EST

Syrie: hausse du nombre des combattants iraniens, afghans et pakistanais (médias iraniens)

Près d'une trentaine de militaires et de "volontaires" iraniens mais aussi pakistanais et afghans ont été tués en Syrie depuis fin novembre, selon un décompte de l'AFP établi à partir d'informations des médias iraniens.

L'Iran n'envoie officiellement pas de soldats en Syrie, mais seulement des "conseillers" membres des Gardiens de la Révolution, qui commandent notamment des miliciens chiites du Hezbollah libanais ainsi que des "volontaires" iraniens, irakiens, afghans et pakistanais, combattant aux côtés des forces gouvernementales syriennes.

Les médias iraniens ont annoncé depuis le 29 novembre la mort d'une trentaine de combattants ou de "volontaires", dont sept Pakistanais de la brigade des Zeynabioun et de trois Afghans, dont un jeune de 17 ans, de la brigade des Fatemiyoun.

Ces brigades portent les noms de Fatima, fille du prophète Mahomet enterrée à Qom (Iran), et de sa fille Zeynab, dont le mausolée se trouve près de Damas. Elles sont particulièrement vénérées par les musulmans chiites.

Ces morts portent à quelque 80 le nombre de combattants ou "volontaires" iraniens, afghans et pakistanais tués en Syrie depuis début octobre et enterrés en Iran. Parmi les Iraniens tués figure également un ancien champion de judo, Mostapha Sheikholislami.

Mais ces "volontaires" et "conseillers" sont de plus en plus présents dans les combats, ce qui explique l'augmentation du nombre des morts, ont expliqué plusieurs responsables militaires.

"Aujourd'hui, nous combattons à des milliers de kilomètres pour notre défense", a déclaré le général Mohammad Ali Jafari, le commandant des Gardiens de la révolution, selon le site sepahnews.

"L'avenir de l'islam et du monde sera déterminé par la guerre dans cette partie de l'Asie occidentale", a-t-il ajouté devant les familles de combattants et de volontaires iraniens tués en Syrie, lors d'un discours mercredi dans la province du Khouzistan (sud-ouest).

Plusieurs hauts gradés des Gardiens de la révolution ont également été tués en Syrie ces derniers mois.

En octobre dernier, un responsable américain a estimé à environ 2.000 le nombre d'Iraniens ou combattants soutenus par l'Iran participant à une offensive dans la région d'Alep (nord de la Syrie), dans un effort coordonné avec la Russie et le régime du président syrien Bachar al-Assad contre les groupes armés rebelles.

bur/feb