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10/12/2015 05:23 EST | Actualisé 10/12/2016 00:12 EST

Le pétrole ouvre en baisse à New York

Les cours du pétrole ont ouvert en légère baisse jeudi à New York, restant proches de leurs plus bas niveaux depuis 2009 dans un marché toujours plombé par l'excès d'offre et les doutes sur la demande.

Vers 14H10 GMT, le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en janvier perdait 31 cents à 36,85 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), après être tombé trois jours de suite au plus bas niveau de clôture d'un contrat de référence depuis près de sept ans.

Sur le marché, "l'humeur actuelle est pire que la situation réelle", ont estimé les experts de Commerzbank.

Ils soulignaient que les cours n'avaient pas réussi à se relancer après l'annonce la veille d'une nette baisse hebdomadaire des réserves de brut américaines, a priori favorable au marché.

"Certes, les réserves de brut ont baissé mais elles sont de toute façon censées le faire à cette époque de l'année" pour des raisons fiscales, a relativisé James Williams, de WTRG, estimant que les chiffres du Département de l'Energie (DoE) étaient dans l'ensemble "neutres, voire défavorables".

Il mettait en avant une hausse des réserves du terminal de Cushing (Oklahoma), surveillé car il sert de référence au WTI, et un bond des stocks de produits distillés à travers les Etats-Unis.

"La faible demande de fioul domestique est l'un des principaux facteurs pour le marché aux Etats-Unis", a jugé M. Williams, exprimant ainsi des inquiétudes plus marquées que les experts de Commerzbank.

"C'est la saison", particulièrement douce dans le nord-est du pays, "qui plombe le marché, pas seulement l'Opep", a-t-il insisté.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole a largement contribué à la chute du marché en renonçant à établir des objectifs chiffrés de production, malgré la surabondance générale dans le monde.

Jeudi, dans un rapport mensuel, le cartel a nettement révisé en baisse ses prévisions sur la production des pays extérieurs à l'Opep en 2016, ce qui validerait sa stratégie mais n'a pas vraiment semblé convaincre le marché.

"Désormais, le marché semble avoir intégré la plupart des risques à la baisse", ont conclu de façon optimiste les experts de Commerzbank, reconnaissant cependant que beaucoup d'investisseurs s'attendaient à ce que les cours tombent jusqu'à leurs plus bas niveaux atteints en 2008/2009, soit moins de 35 dollars le baril à New York.

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