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10/12/2015 02:26 EST | Actualisé 10/12/2016 00:12 EST

Euro-2016 - L'Allemagne croit en sa 4e étoile

Depuis son 4e sacre mondial en juillet 2014 à Rio, l'Allemagne n'a qu'une idée en tête: mettre fin à vingt ans de disette continentale en décrochant un 4e titre à l'Euro-2016 à Paris.

Le sélectionneur Joachim Löw a hâte "que le tournoi commence". Il l'a dit après la victoire à l'arrachée contre la Georgie (2-1), comme soulagé d'en finir avec un parcours de qualification cahotique conclu certes à la première place du groupe mais avec deux défaites (en Pologne et à Dublin).

Au-delà de la fatigue physique et mentale post-Mondial, la Mannschaft a été principalement confrontée à un problème d'efficacité offensive durant sa campagne.

D'où l'idée de revoir Mario Gomez, véritable avant-centre qui a redoré son blason avec Besiktas en Turquie, comme éventuelle alternative aux "faux-N.9" que peuvent être des incontournables comme Thomas Müller ou Mario Götze.

Comme le reconnaît lui-même le sélectionneur, l'équipe "est pour l'instant comme un boxeur qui donne beaucoup de coups mais aucun capable d'infliger assez tôt un K.O. Et c'est évidemment frustrant".

"Devant, on a besoin de l'instinct du tueur", a insisté le gardien Manuel Neuer, une des valeurs très sures de la Mannschaft avec son coéquipier du Bayern Jerome Boateng, qui a étoffé son jeu de longues et précises ouvertures pour devenir l'un des meilleurs défenseurs centraux au monde.

- Qui pour remplacer Lahm? -

Egalement en question, les postes de latéraux, surtout à droite depuis la retraite du capitaine Philipp Lahm. Le sélectionneur semble avoir de jeunes candidats avec Matthias Ginter et Jonas Hector, deux incontournables de Dortmund et Cologne.

"On sait exactement les points à régler. On trouvera des solutions", a répété Löw, qui a été confronté à des problèmes avant chacun des quatre tournois majeurs qu'il a dirigés depuis qu'il a succédé à Jürgen Klinsmann après le Mondial-2006.

Habitué à tester sans cesse de nouveaux talents, Löw aura en mars deux belles occasions de jauger ses troupes face à des équipes dans la course au titre: l'Angleterre le 26 à Berlin puis l'Italie trois jours plus tard à Munich.

Tout en attendant la phase finale avec impatience, le sélectionneur et ses joueurs ont certainement aussi l'estomac toujours un peu noué après les attentats terroristes perpétrés le 13 novembre à Paris en plein pendant leur match amical perdu contre la France (2-0).

Mais là aussi Löw se veut rassurant. "Je suis sûr que le gouvernement français et les forces de sécurité feront tout pour assurer la sécurité maximum et que la compétition sera sans danger", a-t-il répété alors que l'Allemagne a également été privée du traditionnel rendez-vous automnal contre les Pays-Bas en raison d'un risque "sérieux" d'attentat à Hanovre.

L'issue du tournoi peut-elle influer sur son avenir, assuré jusqu'au Mondial-2018?

"Je resterai le patron de la Mannschaft, a affirmé Löw. Je peux vous assurer que je n'ai besoin de personne pour me dire un jour que je ne suis plus la personne adéquate pour ce poste".

Une 4e étoile européenne lèverait tous les doutes...

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