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10/12/2015 11:43 EST | Actualisé 10/12/2016 00:12 EST

Droits de l'homme en Corée du nord: "essentiel" de saisir la CPI (responsable ONU)

Il est "essentiel" de saisir la Cour pénale internationale (CPI) des crimes contre l'humanité commis en Corée du Nord où "des millions de gens continuent de se voir refuser leurs droits fondamentaux", a affirmé jeudi un responsable de l'ONU.

A l'ouverture d'une réunion du Conseil de sécurité sur ce dossier, la deuxième du genre, le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme Zeid Ra'ad al Hussein a rappelé "l'ampleur et la gravité extrême" des exactions reprochées par l'ONU à Pyongyang.

"Ces exactions flagrantes continuent (..) et elles n'ont pas été stoppées ni corrigées par le gouvernement", a-t-il ajouté en rappelant qu'entre 80.000 et 120.000 prisonniers politiques croupissent toujours dans des camps selon l'ONU.

Mais il a aussi souligné la nécessité d'un "dialogue "avec le régime communiste pour tenter d'améliorer la situation, estimant que Pyongyang "a fait quelques efforts préliminaires pour s'intégrer dans l'arène internationale".

Le Haut-commissariat a ouvert en juin une antenne à Séoul pour surveiller la situation de l'autre côté de la frontière et Pyongyang a invité le Haut-commissaire à visiter la Corée du Nord, à une date non encore fixée.

Le Conseil a l'autorité pour saisir la CPI de crimes contre l'humanité commis en Corée du Nord et l'Assemblée générale de l'ONU le lui a recommandé à plusieurs reprises.

Mais selon des diplomates à l'ONU, il est certain que la Chine s'y opposerait en usant de son droit de veto.

Cette réunion convoquée par les Etats-Unis, qui président le Conseil en décembre, avait été demandée par neuf pays membres (USA, Grande-Bretagne, France, Chili, Jordanie, Lituanie, Espagne, Nouvelle-Zélande, Malaisie).

La Russie et la Chine, seul soutien international du régime communiste de Pyongyang, ainsi que le Venezuela y étaient opposés, faisant valoir que le Conseil n'est pas l'instance appropriée sur ce sujet.

Pekin a tenté d'empêcher la tenue de la réunion mais sa demande a été rejetée à l'issue d'un vote de procédure.

Cette réunion coïncide symboliquement avec la Journée internationale des droits de l'homme célébrée chaque année le 10 décembre.

avz/vog