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10/12/2015 01:14 EST | Actualisé 10/12/2016 00:12 EST

Brexit: Varsovie soutient Cameron, mais des désaccords demeurent

Le gouvernement polonais soutient les réformes de l'UE proposées par David Cameron, mais "il y a des points où il n'y a pas d'accord complet", a déclaré jeudi la Première ministre Beata Szydlo à l'issue d'une rencontre avec son homologue britannique.

Elle répondait à une question sur les prestations sociales accordées à plusieurs centaines de milliers de Polonais travaillant en Grande-Bretagne et que M. Cameron voudrait limiter à ceux qui séjournent depuis au moins quatre ans dans son pays.

La Pologne "fera tout" pour garder la Grande-Bretagne dans l'UE, ce qui est important pour la sécurité et le développement de l'Europe, a dit Mme Szydlo.

Elle a énuméré plusieurs propositions de réformes britanniques jugées "complètement acceptables", dont le renforcement des parlements nationaux et la limitation de la "bureaucratie" européenne, avant de se dire convaincue que la question non résolue des prestations sociales allait faire l'objet de discussions, puis d'un consensus.

M. Cameron, bien qu'interrogé sur ce point, a évité de l'évoquer directement. "Même sur la question la plus difficile de l'aide sociale, nous nous sommes mis d'accord sur le fait de travailler ensemble pour trouver une solution", a-t-il dit.

Il a réaffirmé que son objectif était de "rester dans l'Union", tout en prônant plus de "flexibilité" pour "répondre aux préoccupations des Etats membres".

"Je soutiens le principe de la libre circulation", a encore déclaré M. Cameron, répétant les assurances qu'il avait données la veille à Bucarest, "et j'apprécie beaucoup la contribution que beaucoup de Polonais et d'autres Européens apportent à la Grande-Bretagne".

Le Premier ministre britannique a également rencontré dans la matinée le chef de l'Etat polonais Andrzej Duda.

"La Pologne attend des propositions créatives de la part de la Grande-Bretagne" sur la question des prestations sociales, a indiqué à la presse à l'issue de la rencontre, Krzysztof Szczerski, un conseiller du président polonais. Ces propositions doivent être présentées en l'espace "de plusieurs mois et non de semaines", a-t-il ajouté.

via/bo/alc