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09/12/2015 20:45 EST | Actualisé 09/12/2016 00:12 EST

Attentats de Paris: le point de l'enquête

Un mois après les pires attentats en France, l'enquête n'a toujours pas permis de "neutraliser" tous les jihadistes auteurs des attaques du 13 novembre liés au groupe Etat islamique et dont nombre d'entre eux sont des Français. Beaucoup de questions demeurent.

Deux hommes sont particulièrement recherchés: Salah Abdeslam, frère d'un kamikaze mort en explosant dans un café, est un Français de 26 ans, 1m75, yeux marrons, cheveux gominés, signalé à Paris lors des attentats et dont la trace a été perdue peu après en Belgique; et Mohamed Abrini, un Belgo-Marocain de 30 ans, collier de barbe, 1m75, corpulence atlétique, filmé par une caméra de vidéosurveillance en compagnie d'Abdeslam, deux jours avant les attentats.

Pourquoi Salah Abdeslam n'a-t-il pas explosé comme les autres? A-t-il eu peur de mourir? Sa ceinture d'explosifs n'a-t-elle pas fonctionné?

Pourquoi trois kamikazes ont explosé près du Stade de France dans des endroits isolés sans provoquer de nombreuses victimes? Leur mort a-t-elle été commandée à distance?

Qui est par ailleurs le commanditaire des attentats? Les plus hauts responsables de l'Etat islamique? Fabien Clain, figure française du jihadisme, a lu le communiqué de revendication. Le Belgo-Marocain Abdelhamid Abaaoud, abattu le 18 novembre par la police à Saint-Denis, au nord de Paris, a été désigné l'organisateur présumé des attaques.

Les assaillants n'ont pas tous été identifiés. Trois des neuf kamikazes recensés dans les attaques - mais y a-t-il eu davantage d'assaillants?- restent sans noms: deux au Stade de France et celui tué par sa ceinture d'explosifs le 18 novembre à Saint-Denis.

En France, il n'y a que deux inculpés à ce jour, pour complicité, Jawad Bendaoud, logeur d'Abaaoud, et un de ses proches, Mohamed S., 25 ans. La Belgique compte huit inculpés au degré d'implication variable, tandis que la Turquie a arrêté un Belge d'origine marocaine. Selon des médias, des connections ont aussi été établies entre Abaaoud et des personnes au Royaume-Uni.

Lors des attentats commis en janvier (17 morts) comme pour ceux réalisés en novembre (130 morts), les forces de l'ordre, qui n'ont eu à déplorer que des blessés, ont eu recours à la manière forte pour la "neutralisation" des assaillants autres que ceux tués dans une explosion: tous sont morts.

A Saint-Denis, la police a notamment utilisé 5.000 munitions face à trois jihadistes présumés auprès desquels n'a été retrouvé qu'un pistolet. De nouvelles fouilles des décombres de l'appartement dévasté lors de l'assaut ont été ordonnées mais les enquêteurs n'ont pas révélé à ce jour ses résultats.

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