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10/12/2015 08:47 EST | Actualisé 10/12/2016 00:12 EST

Aide médicale à mourir: le Bloc empêche la formation d'un comité consultatif

OTTAWA — Le Bloc québécois a bloqué jeudi la formation d'un comité spécial sur l'aide médicale à mourir, dans le but de forcer le Parlement à le reconnaître comme parti officiel.

Les députés bloquistes ont refusé de donner le feu vert à une motion entourant la création de ce comité; la motion nécessitait le consentement unanime de la Chambre.

Ils avaient adopté la même tactique pour deux autres motions. Leur objectif: être reconnu comme parti officiel même s'ils ne sont que 10 élus.

Jeudi matin, le député de Montcalm, Luc Thériault, a demandé au leader du gouvernement à la Chambre des communes, Dominic LeBlanc, si le Bloc québécois aurait sa place au sein du comité sur l'aide à mourir.

Disant souhaiter «que tous les députés de la Chambre permettront aux Canadiens (...) d'avoir la chance de témoigner», M. LeBlanc a tranché que «les règles normales s'appliqueront», c'est-à-dire qu'un parti non reconnu comme le Bloc n'a pas de place garantie au sein de tels comités.

La motion présentée par les libéraux proposait la formation d'un comité spécial composé de cinq sénateurs et 10 députés de la Chambre des communes.

Le gouvernement suggère que le comité, qui pourrait mener ses consultations à l'échelle du Canada et à l'extérieur du pays, fournisse un rapport au plus tard le 26 février.

En théorie, Ottawa n'a plus que deux mois pour réagir à la décision rendue par la Cour suprême du Canada sur l'aide médicale à mourir.

Le gouvernement a demandé la semaine dernière au plus haut tribunal au pays un délai de six mois pour se pencher sur ce délicat dossier.