NOUVELLES
08/12/2015 07:53 EST | Actualisé 08/12/2015 07:54 EST

Les étudiants employés de l'UQAM poursuivent leur grève en pleine période d'examens

Radio-Canada

Pendant que le syndicat des étudiants employés poursuit sa grève, la direction de l'UQAM réclame l'intervention d'un conciliateur pour tenter de sortir les négociations de l'impasse.

Les membres du Syndicat de ses étudiants employés de l'université (SÉTUE) tiennent une deuxième journée de débrayage ce matin, déplorant qu'il n'y ait, à leur avis, aucune amélioration à la table de négociations.

Les étudiants employés, fort d'un mandat de grève illimité adopté en novembre dernier, souhaitent ainsi perturber la fin de la session afin de mettre de la pression sur la direction de l'université.

Leur débrayage a provoqué des élans de colère sur les piquets de grève, lundi, lorsque des étudiants ont tenté de les franchir pour assister à leur cour ou se rendre à un examen.

Les deux parties ne s'entendent pas sur la question du rattrapage salarial des étudiants employés de premier cycle avec ceux à la maîtrise, de même que sur les conditions de travail. « Les employés du premier cycle sont payés 30% de moins que ceux et celles à la maîtrise pour accomplir la même tâche », déplore la porte-parole du SÉTUE, Chloé Fortin Côté.

« De plus, la collaboration d'un auxiliaire de recherche n'est pas reconnue dans les travaux, poursuit-elle. Nous revendiquons ainsi une reconnaissance intellectuelle pour leur travail. »

Les membres du SÉTUE sont sans convention collective depuis le 31 décembre 2013, soit près de deux ans.

De son côté, la direction de l'UQAM a demandé au ministère du Travail la nomination d'un conciliateur devant l'écart qui sépare les deux parties d'une entente. La direction de l'université déplore ne pas avoir eu le temps de déposer sa contre-offre monétaire avant que ne soit déclenchée une grève illimitée.