NOUVELLES
08/12/2015 06:52 EST | Actualisé 09/12/2015 07:22 EST

Conférence de Paris : l'adoption d'un accord dès vendredi?

Le président de la conférence de Paris sur le climat, Laurent Fabius, a déclaré mardi qu'il espérait faire adopter vendredi à 18 h (17 h TU) un accord universel sur la lutte contre le réchauffement climatique.

À l'issue d'une journée de consultations tous azimuts dans le cadre de groupes de travail animés par des duos de ministres des pays développés et en développement, les « facilitateurs », il a cependant laissé entendre que deux nuits de travail seraient probablement nécessaires pour tenir les délais.

Ces « facilitateurs » ont fait état de progrès sur plusieurs parties du brouillon d'accord remis samedi au ministre français des Affaires étrangères par les négociateurs de 195 pays, après une semaine de discussions au Bourget, avant de passer la main au niveau ministériel pour les arbitrages politiques.

Les résultats de leurs concertations « fournissent des éléments utiles pour franchir une nouvelle étape », a dit Laurent Fabius à l'issue de la restitution de leurs travaux.

Il a annoncé qu'il présenterait mercredi à 13 h (12 h TU) une « version nettoyée » du texte remis par les négociateurs et intégrant les recommandations des « facilitateurs ».

Il a confié un peu plus tard à des journalistes que ses collaborateurs et lui-même allaient travailler « toute la nuit » pour préparer cette nouvelle mouture.

« Cette nouvelle version nous permettra d'avoir une vision d'ensemble des équilibres à trouver », a-t-il expliqué aux représentants des 195 pays participants.

« Fruit mûr »

Il a souligné qu'un certain nombre de questions politiques exigeaient de « plus amples discussions » pour assurer la « bonne cohérence » du texte final et qu'il faudrait des concertations sur les points encore en suspens jusqu'à jeudi.

« L'objectif est de présenter un texte final [...] dans des délais compatibles avec son adoption formelle par la COP vendredi 11 décembre à 18 h », a-t-il cependant précisé.

Les représentants des principaux groupes fédérant les pays, en fonction de leur niveau de développement, de leur proximité politique ou géographique, ont approuvé la méthode.

Aucun n'a mis en doute la possibilité de parvenir à un accord final vendredi.

« J'ai été très heureux de voir que cette proposition était accueillie à l'unanimité », a déclaré Laurent Fabius un peu plus tard à des journalistes.

L'objectif du futur accord de Paris est de contenir le réchauffement climatique sous 2 degrés Celsius, voire 1,5 degrés Celsius, en 2100, en orientant la planète vers une économie sobre en énergies fossiles et en émissions de gaz à effet de serre.

Ces derniers jours, on affichait à la présidence française de la conférence une relative confiance sur l'issue des pourparlers.

« Tout autant que de la diplomatie, c'est beaucoup de psychologie », expliquait un proche collaborateur de Laurent Fabius. « L'accord doit être comme un fruit mûr qu'on n'a plus qu'à cueillir. »

À moins de trois jours de l'échéance, les termes de cet accord à la fois très politique et très technique sont cependant encore flous et les organisations non gouvernementales de défense de l'environnement s'inquiètent de la portée du texte qui sortira de cette dernière phase.

Suivez-nous sur Twitter

INOLTRE SU HUFFPOST

Galerie photo Changement climatique: 9 lieux menacés Voyez les images