POLITIQUE
07/12/2015 05:53 EST | Actualisé 07/12/2015 06:02 EST

Le Bloc québécois « déçu » de ne pas avoir pu réagir au discours du Trône

Canada Parliament Building in Ottawa, Ontario, Canada
benkrut via Getty Images
Canada Parliament Building in Ottawa, Ontario, Canada

OTTAWA – Le chef par intérim du Bloc québécois, Rhéal Fortin, a admis qu’il était déçu que sa formation n’ait pas pu réagir au discours du Trône aux Communes.

Avec ses dix députés, le Bloc québécois n’est pas reconnu comme un parti officiel à la Chambre des Communes pour le moment. Rhéal Fortin espère que le Bureau de la régie interne sera clément à leur égard. Une décision est attendue dans les prochains jours.

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« Mais pour l’instant, je suis étonné de cette objection systématique organisée. On avait envoyé nos questions ce matin et le discours que je devais lire. [Certains députés] s’y sont objectés sciemment. C’est très décevant », a déclaré le chef bloquiste.

Son leader, Luc Thériault, avait demandé le consentement unanime de la Chambre afin que le Bloc québécois puisse réagir au discours du Trône lundi matin, à l’instar des autres partis d’opposition, en vain.

Quelques réponses négatives auraient été entendues du côté du NPD, dont les députés sont assis devant la formation souverainiste dans la Chambre des communes.

« Ce qu’on constate, c’est que pour un parti qui se dit démocratique et progressiste – pour reprendre [l’expression de M. Mulcair] de ce matin – les bottines ne suivent pas les babines », a critiqué Rhéal Fortin.

Le chef du NPD, Thomas Mulcair, s’est défendu de ne pas avoir laissé le Bloc québécois parler. Il dit que les « règles normales de la Chambre s’appliquaient ».

« Ce ne sont pas nos règles à nous autres. C’est les règles qui prévoient depuis très longtemps qu’il faut avoir 12 pour être un parti reconnu à la Chambre », a ajouté le chef néodémocrate.

« Si ça se poursuit dans cette veine-là et qu’on ne peut pas intervenir en Chambre, il va falloir qu’on songe à d’autres façons de parler », a répliqué Rhéal Fortin.

« Pour l’instant, je demeure confiant qu’il y aura une décision raisonnable du Bureau de la régie interne pour qu’on puisse faire notre travail. Mais je vous avoue que ce qui s’est passé m’a déçu. »

Un parti doit compter au moins 12 députés pour être reconnu, une règle en vigueur depuis 1963.

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