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07/12/2015 11:25 EST | Actualisé 07/12/2015 11:35 EST

Suspension des cours à l'UQAM en raison d'une grève

PC

Des étudiants employés de l'Université, qui observent une journée de grève, bloquent les entrées de l'université empêchant les étudiants de suivre leurs cours pour la journée.

La période des examens à l'UQAM est chamboulée par un autre conflit de travail; cette fois, ce sont les étudiants employés de l'université qui, insatisfaits de leurs conditions, ont déclenché une grève illimitée lundi matin.

Leur syndicat, le SÉTUE, affirme représenter sur une base annuelle plus de 3000 travailleurs atypiques œuvrant à l'UQAM. Ses membres sont notamment embauchés pour superviser et corriger les examens. Or, leur convention collective est échue depuis le 31 décembre 2013.

Les syndiqués revendiquent entre autres un rattrapage salarial et une diminution de l'écart de salaire entre les étudiants détenteurs d'un baccalauréat (environ 13 $/h) et les étudiants qui ont complété une maîtrise (autour de 21 $/h). Par exemple, les auxiliaires de recherche de l'Université de Montréal qui ont réussi leur 1er cycle gagnent 16 $/h.

Pour faire valoir leur point de vue, des piquets de grève ont été installés devant les points d'entrée du campus principal de l'UQAM lundi matin, ce qui a créé des tensions, comme a pu le constater un reporter de Radio-Canada.

Selon Chloé Fortin-Côté, porte-parole du SÉTUE en grève, ce geste vise à mettre de la pression sur la direction afin que celle-ci comprenne que le travail des étudiants employés est essentiel au fonctionnement de l'UQAM.

« L'UQAM ne le reconnaît pas comme tel, mais elle a augmenté elle-même la charge de travail aux professeurs », déplore-t-elle, précisant que certains professeurs ont parfois « deux ou trois classes de 200 étudiants et étudiantes » et que ce sont les étudiants employés qui, au bout du compte, doivent corriger les copies.

« On veut montrer que sans correction, l'UQAM ne peut pas fonctionner; [que] sans supervision d'examens, l'UQAM ne fonctionnera pas. »

— Chloé Fortin-Côté, porte-parole du SÉTUE en grève

Les piquets de grève devraient durer toute la journée, mais on ne sait pas s'ils se poursuivront le reste de la semaine.